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| >"Aux Etats-Unis, le seul parti c'est celui de l'argent". Warren
Beatty (L'Express du 16-03-00) |
Dans une interview réalisée par l'hebdomadaire
"L'Express", Warren Beatty s'exprime sur la politique aux Etats-Unis. C'est le thème
de son film "Bulworth" (le nom d'un sénateur qui agit librement.).
Extraits:
"Le problème de l'argent dans
les milieux politiques est devenu scandaleux et grotesque...Tous les candidats sont honnêtes et pleins de
bonnes intentions...Mais ils évoluent dans un système très corrompu. Ils font ce qu'ils peuvent
pour survivre. La vraie question est la manière dont les élections sont financées. Les campagnes
de financement, voilà l'obstacle à la démocratie.
Le monde des affaires est dangereux pour la démocratie...mais le moment est proche où le citoyen
va comprendre qu'il est éliminé du processus, et dans une démocratie, si vous parvenez à
faire entendre ce message, la situation peut être sauvée. C'est vraiment possible. Comme l'a dit Churchill,
la démocratie n'est pas une chose parfaite, mais c'est mieux que tout le reste.
Aux Etats-Unis, il n'y a q'un seul parti, et c'est celui de l'argent.
Les mêmes gens donnent aux deux partis...
Je crois que pour se présenter en politique, il faut être prêt à en faire l'oeuvre de
sa vie....L'idéal serait, si on est candidat et si on gagne, de pouvoir travailler pour le gouvernement,
de retourner à sa profession, de revenir au gouvernement...C'est ce qui se passe dans une démocratie
jeffersonnienne."
A la question:
"Pensez-vous que les révolutions sont
parfois nécessaires", l'acteur, réalisateur,
producteur, a répondu:
"...je crois au changement. Et cela peut se
faire dans les bureaux de vote. Ce ne sont pas les discours qui provoquent les changements. Si vous prenez l'écroulement
des régimes totalitaires communistes, l'image a joué un rôle bien plus important que les discours.
Cela vaut aussi pour nous...L'éducation et l'information sont porteurs d'espoir. La réalité
de la vie des autres gens devient de plus en plus visible. Les pauvres voient comment les riches vivent. Cela les
captive, comme un film. Et cela peut créer des mouvements sociaux aux conséquences inattendues et
faire une différence. Je crois que ça va arriver ici..."
Plus loin il ajoute:
"ne pas avoir d'opinion est politique.
Certains films soi-disant politique pour faire avancer une histoire, ne défendent en fait consciemment aucune
idéologie. Ce sont des films conservateurs, circonspects, pour le statu-quo. Pour eux, si vous ne faites
pas partie de la solution, vous faites partie du problème. Faire un film sur une situation politique passée
est une chose, mais monter un projet sur la situation contemporaine, ça c'est différent...."
On terminera sur sa dernière réaction:
"Les armes? Mais ici non plus on ne comprend
pas! C'est impossible à comprendre quand on a 100 chaînes de télévision, Internet, et
que tout le monde est libre de s'exprimer comme il veut...Internet est un tel instrument du changement. L'échange
libre et anonyme d'idées et de discours..."
Plus avant, Warren Beatty avait néanmoins souligné: "de plus en plus, le problème devient
un problème de classe et non plus de race. Dès qu'on lance le mot "classe", ça rend
les gens très nerveux".
Ce regard critique d'un américain intégré et engagé, nous semble être un bon
point de départ sur la situation de la planète, qui est entre les mains de cette grande puissance
que constitue les Etats-Unis (cf. Atlanta, Camp-David, le G.8 etc...) |
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>Les artisans de la société. Ou l'habit des maîtres.
(En allemand: "l'habit FAIT le moine!") |
La modélisation peut s'appliquer ainsi:
Les grosses fortunes n'ont pas d'état d'âme pour se constituer. Leur moteur est le pouvoir absolu. GAGNER,
à tout prix tel est leur unique objectif.
Après, tout s'achète; la politique, les gens. Puisque l'argent est le fondement même de nos
sociétés capitalistes. L'instrument suprême de l'appropriation. Des corps, des âmes, de la terre, des étoiles, si le besoin se fait sentir!
De tout temps, des guerres de territoire
ont créés les clans, les religions, les tributs, les royaumes, les empires, les nations, les états. Des alliances entre les dominants
ont scellé les puissances et agrandi leur champ d'action. Les esclaves, les serfs, les ouvriers, les
fonctionnaires, les cadres, chacun, à leur niveau, servent de socle au sommet de la pyramide.
Dans une société où tout s'achète, on peut supposer que tout se vend.
Et c'est là que le peuple est nécessaire. La guerre des marchés est rude. Mais les armes ne
peuvent plus être meurtrières...En tout cas plus de la même façon. le sang est tabou. Et ne coule plus que dans les populations montrées du doigt par
celles qui régentent le nouveau Monde. Celui de l'argent. En faisant des chômeurs, le marché
tue ses clients. Proprement. Le crime parfait. Et c'est là le paradoxe.
Le citoyen n'est plus affilié à la
politique. Son vote ne peut influencer que des querelles de partis...impuissants. Car eux aussi ont une clientèle à soigner.
Et comme la terre compte une grande majorité de pauvres...
Après les crédits qui l'ont épuisé, la concurrence invente un nouveau concept.
Comme de tout temps, le pauvre portera les
couleurs du riche.
Explication:
Après les années 80 où l'on a tenté d'appâter les foules en leur faisant croire
que la réussite en affaire était le seul modèle valable
et accessible. Les
grandes marques ont fait leur nid. La classe moyenne pouvait
s'habiller comme les fortunés. Quelques trous en banque plus tard, les boutiques de luxe,
ont été remplacées par des marques bon marché, maquillées en luxe, et touchant
toujours les moyens. Les petits se sont emparés
des marques sportives, auxquelles ils s'identifient plus facilement. Pas besoin de venir des beaux quartiers, pour
faire du rapp, du foot...et être acheté pour des millions de francs! Les sponsors guettent... (Les
pauvres n'ont que leur corps à vendre. Cf. L'importation des femmes de l'Est par les
mafias, le tourisme sexuel, l'esclavage
des femmes dans la plus grande partie de la planète
monde.)
Le portable, signe de richesse il y a encore trois ans, peut-être gratuit,
si les conversations sont coupées par des pubs...
Tous les domaines reprennent le créneau:
Internet, les véhicules de fonction, l'édition, certains magazines.
Tout support est bon pour que La Marque se mette en avant...face à ses concurrents.
La guerre se passe dans les hautes sphères. Les loups aiguisent leurs canines...et leurs griffes.
Le jeu est trop excitant, la mégalomanie compulsive. Rien n'arrête le narcissisme pervers.
Les pauvres on en a besoin...
La communication humanitaire, rien de mieux pour vendre....en donnant bonne conscience à
la classe moyenne. Pas assez gourmande, pas assez perverse pour jouer gros. Trop moraliste et
toujours bonne à culpabiliser. Bien élevée, la classe moyenne. Eduquée juste ce qu'il
faut. Orgueilleuse, mais pas assez pour être vaniteuse. Elle n'osera tout de même pas passer pour "pauvre".
Tout est dans l'image. Ce sera elle qui paiera pour les autres!!!
Et l'on va voir fleurir des classes désargentées. Affichant leurs couleurs, leurs goûts, ou
leurs opinions. Ou ceux qu'on veut bien leur sponsoriser!
Tels des hommes sandwichs portant les habits aux couleurs de leurs maîtres.
Pendant ce temps, les esclaves travailleront pour que les GRANDS jouent au poker menteur. Tout petit,
tout petit, la (les) planète(s).
L'argent se dématérialisant, il va petit à petit disparaître.
Les esclaves hamsters travailleront pour stocker leurs options...afin d' en profiter quand ils seront vieux!
A moins que, colosses aux pieds d'argile, les dinosaures qui les entretiennent ne soient victimes de leur propre
délire. Et que les petits rongeurs qui sont en train de creuser leur trou, et ne
sortent que la nuit, ne prennent progressivement leur place.
En attendant l'explosion de la planète! |
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