|
|
 |
| >Quand le manant roule carrosse... |
Liberté. Liberté d'aller où on veut,
quand on veut.
L'automobile a révolutionné notre perception de l'espace et du temps. La géographie de nos
villes et de nos campagnes reflète une organisation de la vie économie et sociale fondée sur
l'usage quasi-exclusif de l'automobile. Les commerces des villages ont fermé, ceux des villes se concentrent
dans des zones commerciales péri-urbaines. Le centre-ville est réservé au tourisme, au loisir
et au luxe. Les lieux d'habitation sont de plus en plus éloignés des lieux de travail. L'infrastructure
routière et autoroutière envahit et détruit nos paysages. Sans parler des nuisances sonores,
de la pollution et des drames de la route, moins spectaculaires mais bien plus meurtriers que les accidents d'avion...
Liberté ?
Une liberté qui nous coûte de plus en plus cher. Etre propriétaire d'une automobile qui perd
de la valeur dès l'instant où elle quitte la vitrine du concessionnaire, n'a guère de sens
d'un point de vue économique... Et pourtant nous n'avons plus vraiment le choix ! Comment faire ses achats,
aller à son travail, véhiculer ses enfants, autrement qu'en voiture ?
Liberté ?
Les automobiles sont de plus en plus rapides et sûres. Aujourd'hui, la quasi-totalité des modèles
permettent d'atteindre, voire de dépasser la vitesse de 150 km/h. A condition de ne pas rouler au pas dans
le flot matinal ou vespéral, dodo-boulot et boulot-dodo, ni être à l'arrêt dans le grand
bouchon du départ des vacances. A condition d'être prêt à payer le prix fort d‘un excès
de vitesse.
Liberté ?
La vraie liberté, c'est le
transport en commun...ou la bicyclette ! Idéal
pour désengorger le centre-ville, pour limiter la pollution, les risques d'accident... Tout est fait pour
en encourager l'usage au détriment de la voiture : chaussées plus étroites, places de parking
limitées en nombre et chères ... On ne peut qu'applaudir.
Seulement voilà. Il fut un temps où on arrachait les rails du tram pour ne pas gêner
la circulation automobile, où on construisait des avenues et des périphériques... Un temps
où l'industrie automobile était le moteur de la croissance. Un temps où la vitesse était
libre, et l'effet de serre inconnu. Un temps où il était malvenu de vouloir contrecarrer le progrès.
Est-ce la preuve de l'inefficacité de la rationalité économique à long terme ? Pas
sûr ! Car aujourd'hui, on arrive encore à vendre très cher des automobiles, tout en limitant
de plus en plus leur usage. A méditer... |
 |
 |
| > Les lecteurs ont la parole_! |
| Vous pouvez nous écrire, engagez vous dans le débat...
Vous pouvez nous écrire. N'oubliez pas de de préciser à quel article vous faites
référence. |
 |
|
|