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| >Quelques violences nouvelles |
Le conflit jeunes-vieux
L'incivilité du blanc-bec qui non content de ne pas laisser sa place au vieux dans le tram, le bouscule
pour la lui prendre. Qui parle en plus de lui payer sa retraite.
Le vol forcené des bicyclettes ! (Démarche anti-verte ?)
La guerre ouverte au sein du couple.
Le racket des "petits" dans les collèges.
La violence folle du lycéen de 15 ans qui en tue un autre pour un motif futile ou de l'écolier américain
qui mitraille 15 "camarades".
L'économie criminelle des responsables de la vache folle.
La liste pourrait s'allonger encore longtemps... |
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| > Il ne faut pas dire violence : il faut dire fracture |
Ne pas voir dans ces manifestations des fractures entre groupes différents,
des fractures mentales aussi ?
Fracture sociale donc mais pas uniquement, celle des inégalités (économiques en premier lieu),
mal vécue, celle de tout le corps social dans une certaine mesure...
La perte du ciment social, celui qui s'effrite plus vite dans les "quartiers", comme on dit. Mais attention
! Tout cela sous le couvert du rationnel. D'ailleurs n'a-t-on pas raison de suivre son intérêt, son
instinct, sa passion du moment fussent-ils nuisibles ou criminels ?
C'est le signe de l'individu-roi, du jeune-roi, de l'enfant-roi et ne faut-il pas en profiter ?
Logiquement l'enfant n'a-t-il pas raison de mépriser les autres, de les bafouer, de les nier même
? N'est-il pas l'enfant-roi, cette merveille qui sauve ses parents de l'ennui, de la morosité égalitariste
où ils se sentent enfermés...
Mais, me direz-vous, il ne faut pas s'en prendre aux enfants (par définition irresponsables) ni à
ceux qui ont le courage de les élever.
Certes, non !
Mais l'enfant-roi vieillit.
Il était égoïste et capricieux, il devient méchant, indifférent, tyrannique s'il
le peut. |
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| >La faute à qui ? La faute à personne |
Appelons à l'aide deux sociologues, parmi les plus grandes
: E.Durkheim et l'anomie, c'est-à-dire l'insuffisance des règles (ou normes) sociales.
M.Weber et son désenchantement (le monde perd alors la savoureuse couleur d'antan, ses divinités,
ses forces mystérieuses riches d'un sens caché) devant le monstre du rationnel.
Comment se sont-ils arrangés pour avoir raison ensemble, eux que les manuels de sociologie opposent par
leur méthode ?
En fait il s'agit bien de la perte du sens devant la modernité marchande et la permissivité qui l'accompagne.
On pourrait dire aussi, perte du centre (dont on connaît la traduction urbaine : disparition du centre-ville).
Il s'agit de la perte du ciment indispensable à la vie sociale, c'est-à-dire d'une véritable
culture qui fédère les esprits... |
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| >Et alors que faire du " jouir sans entrave" de mai 68 |
Peut-être était-ce un pari trop difficile, sûrement
exagéré ?
Peut-être le débat était-il trop vaste, trop brutal, malgré les NTI (Nouvelles Technologies
de l'Information) ou peut être à cause des NTI ?
Ce serait l'étonnement devant le champ infini du possible et avec en prime, cette chiennerie implicite du
tout se vaut (curieusement accoquinée tout à un prix-) à condition de se voiler la face ou
d'être ébloui par ces magnifique "levers d'internet".
Mais finalement, qu'a-t-on à faire d'un consensus plutôt mesquin à priori? |
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| >Fissure et ciment |
Et bien justement, on en avait besoin. Et besoin aussi de ce
fragment d'arbitraire, d'interdit et parfois même d'ignorance que comporte toute culture. Quelle est, me
direz-vous, cette étrange déformation du "réel" induite par l'inconscient collectif
(comme une masse déforme l'espace qui l'entoure selon Albert Einstein) ?
C'est le signe d'une société qui désir encore quelque chose, qui respire un rythme d'un vrai
souffle collectif, qui vit encore véritablement, d'une collectivité d'hommes qui se prennent à
être les fossoyeurs même folkloriques de leur propre culture. |
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| >On ne peut revenir en arrière |
Le désir rationnel structure la société
actuelle à la manière d'un cercle vicieux qui n'arrêterait pas de tourner. De plus les effets
positifs des NTI sont bien connus (car assez médiatisés). Et surtout, on ne peut pas demander à
l'homme de jouer les Terminator II (1) qui se suicide pour détruire la "puce" diabolique qui est
en lui.
Mais peut-être faudrait-il se répéter plus souvent que le rationnel ne s'applique qu'à
une infime parcelle d'univers, comme la géométrie euclidienne si l'on peut dire...
(1) Qui donne une bonne image du "meilleur des mondes" version robotique et cinéma commercial. |
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