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Le 6 décembre dernier, le sculpteur César a abandonné à tout
jamais ses compressions. Agé de 77 ans, ce petit bonhomme, originaire de Marseille, est mort emporté
par un cancer. Les artistes connaissant la "postérité" de leur "vivant" sont
rares: César en faisait partie. L'homme avouait sans complexe derrière sa barbe: "Je suis devenu
sculpteur parce que j'étais pauvre!".
N'ayant pas assez d'argent pour pouvoir se payer les matières nobles comme le marbre ou le bronze, il décide
de contourner le problème en puisant sa matière première dans la récupération.
Ferrailles, carton, mobylette, tout est bon. Mais que faire avec äDZ#üié«jj
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pour en tirer une substance et la façonner. Pas lui. Il met tout cet "attirail" dans un presse
et appuie sur un bouton! Nous: sommes en 1960 et une nouvelle forme d'art est née : la compression.
Reconnu, César n'entend pas s'endormir sur ses lauriers. A partir de la fin des années 60, il prend
le chemin inverse, celle dl'"expansion" avec des matières comme le plastique.
C'est ici que réside la force de César. Aller toujours plus loin pour aller au plus près de
son public !
Ensuite, vient une période où il expérimente l'empreinte. I1 puise son inspiration sur des
parties de son corps pour les décliner à I'infini, comme son pouce géant installé dans
la région niçoise.
Aujourd'hui, bon nombre de ses. oeuvres sont exposées. A Paris, on peut voir du côté de la
rue du Cherche Midi le "Centaures" en hommage à Pablo Picasso.
César aura prouvé qu'en matière d'Art contemporain, rien n'est impossible : seule l'idée
compte... |
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| Voir notre dossier n°4 sur l'Art Contemporain... |
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