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| > La décision des Lords |
C'est le 25 novembre, jour de son 83ème anniversaire qu'Augusto Pinochet a pris connaissance
de la décision de la Chambre des Lords. L'arrêt de la Haute Cour de Justice, qui reconnaissait à
l'ancien "Chef d'Etat" l'immunité diplomatique a été invalidé par trois voix
contre deux. Lord Slynn et Lord Lloyd se sont prononcés pour l'immunité, Lord Nicholls, Lord Steyn
et Lord Hoffmann contre. |
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| > L'incertitude demeure |
Si Pinochet ne peut pas rentrer au Chili, il est cependant encore loin de devoir rendre des
comptes devant la justice d'Espagne et d'ailleurs. En effet, le ministre anglais de la justice, Jack Straw, dispose
d'un délai jusqu'au 7 décembre pour donner suite ou non à la demande d'extradition espagnole
qui est à l'origine de la détention de l'ancien dictateur depuis le 16 octobre. Et les défenseurs
de Pinochet n'ont pas épuisé les recours et manoeuvres dilatoires... |
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| > Un précédent historique |
C'est la première fois qu'un ancien dictateur est sommé de s'expliquer devant
la Justice, d'autant que ce n'est pas celle de son pays! Le temps n'est pas si loin où l'on accueillait
discrètement les Bokassa, les Duvallier et autres Mobutu, et s'ils s'avéraient vraiment trop encombrants,
on leur trouvait au moins une terre d'asile!
Cela suffira-t-il à décourager ceux qui sont encore en activité, qui torturent, qui tuent
et font disparaître? Rien n'est moins évident.
Juger les criminels contre l'humanité est une nécessité absolue. Mais il vaut mieux encore
éviter de faire leur nid, de les mettre au pouvoir, et de les y maintenir au nom d'intérêts
économiques supérieurs. |
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| ETRANGER |
| >Article |
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