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| >Peur primale... |
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L'importance croissante de l'individualisation, fait marquant
de notre société, participe du changement d'appréhension de l'homme post-moderne aux choses.
Cette rupture avec le «modernisme-traditionnel » n'est pas sans conséquence sur les événements
importants de nos vies. De la sorte nous vivons différemment l'expérience de la mort. |
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| >La mort et les moyens modernes de communication... |
| Alors que dans les sociétés traditionnelles elle
est fortement codifiée. Là où l'individu est seul, ses émotions sont structurées
par des éléments socio-culturels qui ne relèvent plus de la tradition. Ces nouveaux éléments
sont partie prenante dans notre formation d'individu pour soi. Je veux dire par le biais des moyens de communication
moderne. Notre relation à l'image, véritable culture de l'individu, du corps, de la jeunesse et de
la consommation. Alors que l'importance de la beauté de la fête, des loisirs et de la consommation
est des plus prégnante, la mort est façonnée dans nos représentations par le média
qui en donne une image violente, douloureuse dans notre chaire, cauchemardesque, sombrement sensationnel de gigantisme,
«d'extra-ordinaire » et en définitive de virtuel. |
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| >L'éphémère... |
C'est la
peur du non-être, de l'aspect éphémère
de notre réalité qui nous pousse dans un premier temps à refouler, à nier l'existence
même de la mort. Dans un premier temps de la cerner, en quelque sorte de l'identifier, en lui attribuant
une place dans le tabou. Puis dans un second temps de l'exorciser en la mettant en scène,
en la rendant exceptionnelle, voir irréelle. Car finalement tous ces morts à la télé,
restent à la télé et demain ma vie continue. La mort ne parait pas si exceptionnelle que ça.
Elle est banalisée. Dans le «feuilleton » du JT , on meurt tous les jours . Dans un attentat
terroriste, ce n'est pas la mort qui me fait peur, c'est la probabilité que je sois concerné. Mais
pourquoi dans un accident de la route cette probabilité ne m'affecte pas autant ?
Ce n'est pas la frayeur, l'horreur ou le dégoût spécifique aux drames spectaculaires qui sont
en cause. Il n'y aurait pas de peur face à la mort, mais par rapport à la façon de mourir.
En effet la peur d'être soumis à l'intentionnalité meurtrière d'un autre individu correspond
à une peur liée a la double négation physique et culturelle. Comme dans le cas d'un assassinat
politique.
Pour ma part, j'ai le sentiment qu'hormis les rares moments où les questions existentielles m' envahissent,
la peur de la mort n'est pas de mon monde... Et c'est ce qui me permet de vivre.
Dans le cas contraire... |
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