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..LA PEUR
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Peur niée ou peur exorcisée...
..Moderatus Maximus
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>Deux parades... jusqu'aux concurrentes
 
La peur à l'origine de l'homme?

Au début était la peur…
La peur à l'origine de l'imagination. Pourquoi pas ?
En tout cas ça ne (me) surprend pas !
Avoir peur c'est se représenter le danger (sinon pourquoi avoir peur ?) Imaginer que l'on peut tomber par exemple. Imaginer les conséquences (effrayantes) de sa chute (si on tombe de haut).
Ça peut aller jusqu'à la panique (le vertige est une phobie difficile à enrayer).
Bien sûr c'est aussi une sûreté (la peur peut inviter à un minimum de prudence). Ce serait d'ailleurs peut être sa fonction première. Comme celle d'ailleurs de préparation de l'organisme au «combat ».
L'imaginaire c'est l'homme.
L'animal ne peut imaginer.
L'imaginaire c'est aussi le désir (qui est toujours une représentation).
L'homme ne devient vraiment humain qu'à partir du moment où il traite la peur (c'est sans doute l'origine des religions.) Ou le désir par l'imaginaire.
Voilà qui est à peu près admis.


Peur du désir et désir de peur.

Il s'agit de la «solution religieuse » : exorciser la peur de la mort en l'incarnant (le diable ou le malin étant si l'on veut l'incarnation de la peur. Et à la base des grandes religions monothéistes.) Ainsi la peur du désir se change en désir de la peur, selon l'alchimie religieuse.
N'oublions pas que la peur de la mort symbolise toutes les peurs (celle de l'échec, de la solitude, de la souffrance…)
un jour, il faut bien se révolter contre cette alchimie dialectique. Ce fut l'objet du désenchantement weberien.
La première parade, bientôt complétée par une deuxième.

La grande folie (rationnelle) des marchands (1)

[note 1: Ainsi parlait Erasme]
Personne n'a plus peur qu'un marchand (sauf un autre marchand).
Et cette peur, les marchands l'ont niée. Passons sur la négation
jeuniste de la mort, au soleil de l'éclat marchand de l'éternelle jeunesse. (La mort vécue comme un accident imprévisible et non juste pour ce qu'elle est : la fin de la vie…)
Son vif reflet occidentaliste : la décomposition marchande du désir (ou au moins surnommé tel). Merveilleux kaléidoscope de l'ignorance de soi.
Que nous apprend ce miroir magique (aux alouettes) ?
Que l'on peut tout avoir.
Enfin !
J'achète tout ce que je désire.

Vive le grand marché. L
a mondialisation du désir. Le big bazar où l'on s'épuise l'imagination.
Mais, me direz-vous, les autres ne s'achètent pas !
Et pourtant, il arrive qu'ils se vendent. Du moins tacitement.
Et s'ils ne sont pas à vendre, on peut essayer
la manipulation.
Ce sous-marin tardivement entrevu, des fantasmes individuels et collectifs …
Comment la peur m'a-t-elle menée à la marchandisation ?
En tant qu'obéissance radicale à ses pulsions, son désir. A un individualisme méticuleux et exsangue tout à la fois…
L'argent étant l'arme principale et anonyme du manipulateur.


L'argent face à la peur ? Mais peut-on acheter la sérénité ?
Sans doute, avec en option, un deuxième parapluie plus petit que le premier. Plus souvent brandi. Celui de la religion.
Certains refusent le hasard, grand refuge des tempêtes .

La solution radicale.

Enfin voilà cette
ignominie mondialiste balayée par de fiers combattants !
Ils ont osé combattre la boulimique mondialisation mangeuse d'âmes. Bafoueuse de religions. De l'authenticité chaleureuse de l'homme (cf: les années "Peace and Love", dont je suis issu) …
Certains peuvent en venir à penser que les occidentaux sont allés trop loin dans la perte des valeurs. Qu'il est grand temps d'arrêter ce cercle vicieux marchand qui écrase les religions et les cultures !
La réponse sanglante se voit dans les excés de l'intégrisme. Vieil exorciste sauvage. Celui qui a trop peur de son désir et le transforme dans le rêve du Taliban violeur, en désir de terreur…
L'Absolu. Celui de la jouissance éternelle du paradis intégriste. Le désir de mort, baignant dans la plus grande peur…

Post-scriptum

La peur fait faire bien des folies.
Et l'homme a bien souvent tendance à vouloir remplacer une folie par une folie bien supérieure. (On ne se méfiera jamais assez du pavé de l'ours !)
Je profite de l'occasion pour saluer ceux qui se battent modestement dans la boue rouge des grands régionalismes mondiaux. Afin d'y mettre un supplément d'âmes et de raison...
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