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| >Compter les grains de sable... |
L'image que l'on nous renvoie,
L'image que l'on a de soi,
Pauvre souverain déchu,
Erre en cette nouvelle contrée,
En recherchant une issue.
Avec cet Autre rencontré,
Un royaume à reconstruire,
Rien ne pourra plus nous nuire.
Être, paraître et vouloir être
L'image que l'on nous renvoi
L'image que l'on a de soi.
Apparence, identité, image de soi. Crise post-moderne....
L'individu postmoderne (nous!), est commun aux individus de toutes les époques : Il se cherche une identité.
Cela correspond à un besoin de positionnement par rapport à ses contemporains qui se manifeste par
un besoin de liaison ou d'intégration dans un ensemble social. Sachant que ce besoin intense autorise l'apparition
de déviances liées aux stratégies de positionnement (comme la manipulation, les pouvoirs,
la domination etc …).
La crise du narcissisme se solde par le suicide de type anomique. Sur ce point, je reprends le concept d'anomie*
dans l'analyse du suicide d'E. Durkheim père fondateur de la sociologie. L'individu est indissociable
de la société. Il a besoin d'être porté par les Autres, reconnu et valorisé.
C'est dans l'ère du temps. Nous ne pouvons nous risquer de perdre notre estime de soi, médian des
antipodes de l'annihilation et de l'égoïsme. C'est à travers le regard de l'Autre que je prends
conscience de mon être, que j'ai une raison d'être. Le détour à l'Autre m'est comme un
miroir où se mêle mon image, perçue par autrui. Mon image renvoyée, mon image fantasmée.
L'écho profond de ma sexualité n'est-il pas plus rassurant quand je deviens mon propre amant ? Mon
image est moins effrayante que celle de l'étranger.
Ne sommes nous pas homosexuels ?
Ne sommes-nous pas xenophobes ?
Et si la crise narcissique se soldait par la folie ? C.
Castoriadis** explique les maux, les déviances
(dont la folie) de nos sociétés, en suivant la piste psychanalytique de la crise du narcissisme.
Conséquence du postmodernisme de notre époque. Ce phénomène de crise se manifesterait
donc, entre autre, dans la folie. Comme une confusion (ou fusion) de la réalité et de la fiction.
Par exemple on pourrait penser que la schizophrénie est une forme d'anomie pathologisée, un «
raté » de la socialisation où le filtre, la limite, « l'estomac », entre mon moi
profond et les instances psychologiques socialisatrices sont détruits. Je ne puis plus distinguer l'altérité
qui m'est à présent confuse. Je ne me vois plus en l'Autre tel que je pourrais être, mais je
m'y vois tel que je voudrais être. C'est-à-dire que je me vois en l'Autre tel que je me fantasme.
En me confondant ainsi, je me crois tel que je me rêve. Et ce rêve est un rêve de toute puissance…
(à suivre...)
* état dans lequel il y a carence ou déficience de règles sociales communément acceptées.
De sorte que les individus ne savent plus comment orienter leur conduite.
**Cornélius Castoriadis est un intellectuel révolutionnaire d'origine grecque (philosophe et
psychanalyste), mort d'une crise cardiaque fin décembre 1997. Il a entre autre défini dans son œuvre
complexe, la crise de notre
société contemporaine par une montée
en puissance de l'insignifiance, se manifestant notamment par des problèmes narcissiques. Ces problèmes
relatifs à notre alter ego, sont le fruits d'une violence de soi à soi se changeant en
une violence de soi à l'Autre. Ce changement résultant du choc de notre «Monade Psychique Originelle
» (quand nous étions omnipotent et tout puissant dans l'Univers. Je veux dire l'univers du ventre
de nos mères..), d'avec la Socialisation, qui commence dès notre naissance. |
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