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| >Préalable... |
Cet article n'a pas pour objectif
- de critiquer le système politique français ( qui ne semble pas plus en crise que d'autres en particulier
)
- encore moins de critiquer le personnel politique français
- mais de dénoncer la dérive que constitue parfois la lutte de pouvoir sur son mode néopopuliste
dans le champ politique ( par exemple l'existence d'un rapport peu clair voire pervers aux concepts du discours
politique).
Son but,
est plutôt de proposer une réflexion sur ce thème complexe après avoir lancé
quelques modestes pistes. |
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| >Le pouvoir des mots... |
Ce n'est pas une nouveauté, les mots sont chargés
de pouvoir.
Il n'est plus nécessaire de se pencher sur le phénomène bien connu de l'importance qu'ont
ou que peuvent avoir les discours politiques, les professions de foi.
Ils sont en quelque sorte la matière première du politique. Et on entrerait en France semble-t-il
dans une phase aigüe du conflit d'appropriation des idées politiques.
Il ne faut pas s'étonner alors de l'importance croissante des mots, de la diversification des stratégies.
Ainsi que de l'appropriation des idées porteuses, des stratégies de différenciation, d'exclusion
qui s'y associent.
Tout le monde a en tête les débats très vifs, passionnels même, à propos du «
concept » - sécurité -
A qui appartient-il ?, quelle est son extension objectivement souhaitable ? Faut-il le repousser ? Appartient-il
uniquement à la droite ?
Il est nécessaire de tenir compte de toutes ces données. Les enquêtes postérieures aux
élections présidentielles sur l'importance des thèmes et des motivations électorales
le prouvent...
Tout ceci prend une importance plus grande encore pour les partis populistes pour lesquels on peut parler de véritable
primauté du discours. Du rêve populiste où se mélangent le passé et l'avenir... |
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| >Mais, qu'est ce que le populisme ? |
La définition donnée par Gay Hernet dans
son excellent ouvrage « Les populismes dans
le monde » publié chez Fayard , 2001
( collection l'espace du politique ) fait autorité.
A la page 25, on peut lire : « Cette méthode
se fonde ... sur la captation unilatérale et en leur état brut des préjugés individuels
d'une masse plus ou moins considérable des gens, ou parfois de la majorité d'entre-eux. Et ce sont
ces préjugés individuels que les populistes transforment ensuite en mythe collectif dont le caractère
factieux ou fallacieux résultent de ce qu ‘ils sont en dissonance avec le travail de légitimation
à long terme conforme au mode de socialisation politique dominant."
Cette définition est assez explicite mais plusieurs aspects ressortent :
le « passage » de l'individuel au collectif
le "passage" du préjugé ou mythe; On imagine le « viol » des concepts-valeurs!
On se trouve donc plus dans le symbolique que dans la simple quotidienneté.
Il est, je le pense, inutile de préciser les préjugés concernés ni le contenu des concepts
mythologiques en question. A chacun son point de vue!
Le critère de l'importance du mythe ( qu'il soit inclu dans telle ou telle idéologie politique ou
qu'il soit exclu ), semble à la hauteur de sa capacité à faire énoncer des contre-vérités
de façon explicite ou implicite.
Un bon exemple est donné par la négation par une partie de la gauche plurielle du concept-valeur
de sécurité ( au sens strict ) ; il s'agit en particulier des Verts.
Il y a d'autres exemples : les solutions miracles proposées; Comme stopper l'immigration (pour le FN ). |
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| >« Mépris » du « concept » ... |
... et stratégies du discours ( chez les populistes et
les autres)
· Le jeu de l'exagération
- Il consiste à aller jusqu'au bout de son idée pour affirmer sa différence.
Par exemple : le libéralisme, version Alain
Madelin.
- la loi française vue comme plus forte que les multinationales (LO)
· Le jeu de la surprise
- Comme le pôle républicain qui rassemble des idées en général dissociées.
Bien que je ne préjuge pas de leur cohérence!
La droite s'essayant à la justice sociale. On se souvient du « vous n'avez pas le monopole du cœur
» de Valéry Giscard d'Estaing face à François Mittérand.
- La droite républicaine basculant alors dans le mythe égalitaire et « justifiant » si
l'on peut dire plus tard l'anathème de JM Le Pen condannant en bloc gauche et droite républicaine
complices.
- Le jeu de l'exclusion et du bouc émissaire
Dans le cadre de ce que G Hermet dénomme populisme de rupture :
le bouc émissaire ravi de l'être : JM Le Pen et le front national
( grâce au fameux complot médiatico-politique ). |
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| >Conclusion ... |
Le populisme tire sa vérité de la confrontation
de l'esprit avec l'esprit, ou plutôt celle de la pulsion cachée avec l'analyse du réel. L'offre
politique ne doit-elle pas s'en éloigner le plus possible et privilégier à l'"efficacité"
du pouvoir
la confrontation de l'esprit avec la réalité sociale ?
Quelques décisions récentes semblent entrer dans cette logique. |
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