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| >Rien... |
Terrien et tu joues aux legos
T'es rien et tu joues à l'ego
Terrien
et t'en as rien à fiche
T'es rien et tu l'affiches
Mais toujours l'air de rien,
Parti de rien et déjà revenu de tout ?
Difficile de disserter plaisamment sur ce mot quand ailleurs
du rien se fabrique.
Ailleurs mais juste à côté de nous, ailleurs et aussi bien chez nous.
Puisque tous branchés, interconnectés, ré-associés aussi autour et par ce rien
commis en direct et qui fabrique notre tout à tous !
Tout ce rien, rien que pour ça ?
Mais alors, tout cela ne comptait pour rien ?
Et ça ne rend compte de rien,
Et ça nous est conté comme un rien,
Et pour rien, de surcroît,
Et on n'y comprend plus rien.
Car pour rien au monde, cela ne s'arrêtera sans rien, et surtout sans faire le bien, celui dont on se blanchit si bien.
Et pour comble de tout, cela n'aura servi à rien
d'autre qu'à fabriquer tout ce plus rien sur
lequel poser ses biens.
Car va bien falloir contribuer, va bien falloir Y RAKer !
Mais voilà, quand on n'y peut rien,
Ou plus rien,
Alors pourtant que ça le valait bien !
Mais quand il n'y a plus rien à déclarer,
Rien
à signaler,
Il reste toujours le sien de rien, et ça, ça n'est tout de même pas rien.
!
Car rien n'y fait quand on est plus rien,
Que l'on vaut encore moins que rien
Et que plus rien ne vaut !
Là c'est sûr, les mots touchent à leurs fins, quand cette réalité à peine nommée se donne un contenu alors justement qu'il n'en serait plus !
Comment faire entendre à ceux qui se prennent pour le tout
Ce que c'est que n'être rien, plus rien,
Plus rien d'autre.
Mine de rien, et plus l'air de tout du tout ,
Plus rien, ni personne.
Qu'il n'y a plus alors qu'à revenir à l'essentiel,
Celui du grand tout qui contient tous ces possibles à venir,
Nés à partir de rien, quand on « fait le
vide »,
Que l'on se vide de tout ce qui nous contient et nous retient aussi.
Rien là de négatif, quand là
on se sent plein,
Plein d'un tout et vide de soi.
On est alors bien loin du rien,
Un souffle d'air et le vide se fait plein !
Le rien
n'est donc pas rien, comme il n'est pas le vide, celui du créatif, quand le rien, lui, a tout enfoui,
Éliminé,
Annihilé,
De rien à nier, il n'y a qu'un sens à suivre.
Et puisque le rien n'est plus à faire,
Est-ce que ça ne ferait rien de ne rien faire ?
Rien
d'autre que de se sentir bien, de se faire du bien,
Non pas celui qui ne sert qu'à ses propres biens,
Mais quand on tient l'autre comme on se traite soi-même,
il y a bien encore fort à faire,
Et surtout,
Plus rien à nier. |
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