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| >Le droit est l'ennemi de la violence |
On sait que l' instauration progressive du droit (qu ‘il ne
faudrait pas confondre avec la justice) a pour effet de limiter la force déchaînée qu ‘on appelle
parfois la violence
La royauté de droit divin en est une bonne illustration. Le roi s'impose par le droit et son autorité
est a priori indiscutable : il n' y a plus à reconquérir à tout instant le pouvoir par la
force
Cela constitue une économie de force
brutale et des malheurs qui l' accompagnent .
De façon plus générale le « contrat social « a pour principe le droit et l' expression
de la citoyenneté . |
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| >Le rêve non violent |
Doit on toujours être contre la violence ?
Oui, peut-on penser !
Discussion et diplomatie ne sont elles pas toujours préférables à la violence physique
voire à la guerre.
Qui pourrait dire le contraire ,
Et pourtant cela pose parfois problème.
Ne doit on pas se défendre contre la violence que l' on subit ?
Ne doit on pas punir les méchants ?
Si bien sûr !
Certes au plan international c'est plus délicat…
Et certains vont jusqu' à penser comme René
Girard qu' il vaut mieux « ignorer »
l'agression ! (sous le prétexte que c'est toujours l'autre l'agresseur)
Mais est-ce possible dans tous les cas ? |
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| >La violence , un concept plongé
dans le social et dans l'histoire |
On ne peut pas traiter la violence en concept «
froid » rigoureux , simple .
Le terme a 2 extensions contradictoires liées à son appréhension sociale (je ne prétend
pas ici épuiser la richesse du concept)
A
Emploi abusif de la force :
Exemple
: la violence des banlieues
B
Usage de la force négatif ou positif au
plan moral :
Exemples
: sport violent
Ou la fameuse violence légitime ( pour illustrer le positif)
C
Je me permettrai une définition qui comprenne ce dernier sens incontournable, ainsi que celui de la violence morale (et de la manipulation):
-violence-
: ensemble des moyens employés pour agir contre l'intérêt, en particulier contre la liberté
et le bien-être, d' un individu ou d' une communauté ou pour l'amener à agir dans ce même
sens (cet interêt pouvant être réel ou imaginaire ).
En effet le problème actuel est bien celui de l'Etat de droit et d'abord de l'e(a)ffectivité du droit.
D'où l'importance de la violence légitime cette violence nécessaire à l'application de la justice.
Remarquons par parenthèse que quand cette violence dépasse ce qui est nécessaire on parle de violences
policières. Ce qui renvoie au sens 1 |
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| >Pacifisme et réalisme |
Comment ne pas comprendre le fantasme pacifiste ?
Qui ne souhaite pas la paix entre tous les Etats de la planète ?
D'aucun dénoncent le caractère irréaliste du pacifisme : Kant leur répond magistralement,
« il ne doit y voir aucune guerre ; ni entre
toi et moi dans l'état de nature , ni celle entre nous en tant qu'Etats , qui bien qu'ils se trouvent intérieurement
dans un état légal ,sont cependant extérieurement…dans un état dépourvu de lois…
Aussi la question n'est plus de savoir si la paix perpétuelle est quelque chose de réel ou si ce
n'est qu' une chimère… mais nous devons agir comme si la chose qui peut-être ne sera pas, devait être…
»
Mais, il faut aussi inverser le raisonnement si l'on peut dire, à savoir : reconnaître quand la guerre
est indispensable.
Que reprocher en fait au pacifiste radical ?
De confondre parfois principe de réalité (on ne peut pas s' en prendre à un Etat trop puissant
) et exigence morale : d'être perfectionniste (« on
ne peut pas tout faire donc on ne fait rien ! »)
Et ne peut on pas penser à l'époque du village planétaire
que nos frères humains de moins en moins lointains méritent une large application du droit d'ingérence
!
Autrement dit quand il y a urgence n'est il pas raisonnable de faire passer la légitmité de la morale
avant celle du droit ?
N'y a-t-il pas urgence à faire avancer le droit au rythme dune nouvelle citoyenneté mondiale en marche
?
D'ailleurs pacifisme ou planète de droit , n'est ce pas le même rêve et même
combat ? |
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