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| >Le thème de la sécurité
est devenu une préoccupation majeure de notre société... |
Son corollaire, la violence, est traité sous toutes ses formes qu elle soit physique morale
ou psychologique. Et les politiques lui accordent une place prioritaire dans leur programme
Tandis que sociologues et juristes en analysent les causes et en évaluent les effets, nous autres
citoyens avons ressenti avec malaise la montée de ces violences
jusqu'à les juger insupportables
Certes nos responsables affirment vouloir traiter le problème, mais une réflexion sur le sujet, avec
un peu de recul, nous amène a un paradoxe.
Alors que ces dernières années nous assistons a une véritable rééducation morale
du citoyen lambda avec le retour de l' instruction civique. De la responsabilisation
individuelle
dans sa fonction, que l'on prône le dialogue et le respect de l'autre. Et qu'aux Etats Unis nous
voyons même le président de cette superpuissance débuter ses réunions par une prière
et faire
des références nombreuses aux principes moraux du christianisme. Se développe paradoxalement
un recours systématique à la force au détriment de la négociation. Un mépris
à peine dissimulé du droit international dans les rapports entre Etats. Que les grandes institutions
supranationales économiques et financières tel le FMI imposent des décisions drastiques sans
tenir compte du facteur humain.
Citons par exemple les conditions économiques et financières
imposées par ce même FMI a l'Argentine, qui ont précipité le pays dans la paupérisation
dans l'indifférence générale. Ou encore, les pays d Afrique confrontés à la
dérégulation des marchés. Ce qui a fait s'écrouler les prix de leurs productions, ruinant
ainsi leurs économies au moment ou ils sont confrontes au problème du SIDA. Seuls face à leur
endettement, sans que ces institutions ou les Etats développés ne lèvent le petit doigt.
Mais c'est dans les rapports entre Etats que se développe une violence encore plus extrême.
On assiste a une émergence de multinationales. Du terrorisme de masse: bras armés d'Etats voyous
avec une presque banalisation des attentats suicide comme mode d expression.
La réponse de nos sociétés dites avancées n a pas été moins violente puisque
deux guerres ont été déclenchées en vingt mois et que le rôle de l'ONU -naguère
lieu ou le dialogue et la diplomatie essayaient d'éviter le recours à la force- a été
complètement marginalisé au profit de la doctrine du droit d'ingérence.
Et c'est là que repose le paradoxe: dans la schizophrénie de nos
leaders... Tenant un discours pour nous citoyens de base: nous appelant à moraliser nos comportements, à
nous respecter davantage, à privilégier la tolérance et le dialogue. Alors qu'entre eux, ce
n'est que foire d'empoigne, recours systématique et immédiat à la violence et au droit du
plus fort. Et toujours l'indifférence généralisée envers les pays les plus pauvres...
ou ceux ne présentant aucun intérêt stratégique.
Il y a quarante ans DE GAULLE disait déjà : "Les
pays n'ont pas d'amis ils n'ont que des intérêts".
Mais à ce degré de cynisme et de violence nous pouvons quand même commencer à nous inquiéter
sérieusement pour notre avenir. |
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