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LES INTERDITS

La liberté interdite...

A propos de la guerre des sexes...

Christine Strohl-Grün

 

 

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>La femme dévoilée...
 
Pour changer -une fois n'est pas coutume- je me suis plongée dans la lecture de plusieurs ouvrages actuels dénonçant, en le décrivant, le sort de la femme dans le monde voilé. C'était d'actualité.

J'ai donc lu : "
Bas les voiles!" de Chahdortt Djavann (ed. Gallimard), "La femme lapidée" de Freidoune Sahebjam (Livre de Poche), "Le voile déchiré" de Carmen Bin Ladin (Ed. Robert Lafond), "Lolita à Téhéran" de Azar Nasiri, "La terre est plus belle que le Paradis" de Khaled Al Berri (J-CL Lattès), "Tartuffe fait Ramadan" de Jack Alain Léger (Denoël) et d"autres encore... Voilà pour la voi(l)e des femmes musulmanes.

Je me suis documentée sur le "nouvel obscurantisme", le fascisme intégriste, la théocratie etc... Ainsi que sur le sujet passionnant de Mahomet et les femmes ("
Le sexe d'Allah". Martine Gozlan (ed.Grasset). Freudien... Si toutefois, Freud avait compris les femmes...

J'ai assisté à des conférences, des manifestations en tout genre, des débats télévisuels. J'ai discuté avec des personnes concernées, tous sexes confondus (non, pas comme
François l'entend!) Bref! Je me suis intéressée de très près à la question. Le sujet et ce qu'il révèle sur la guerre des sexes, m'a même passionné. Je dois l'avouer...


J'ai vu des expos contemporaines (Rétrospéctive "
Michel Journiac"au MAMCS, Stéphane Lallemand et ses "Buissons ardents"). Et j'ai été interpellée par leurs interrogations sur l'identité sexuelle et sur le sexe féminin en particulier. Je suis donc aller trouver des réponses dans le dernier Breillat: "Anatomie de l'Enfer"... Que de sang (sens?) dans toutes ses manifestations. Que de souffrances aussi...

Un fait de société du même ordre explosait au grand jour, durant cette période de début 2004. Une jeune femme, hermaphrodite (opérée), s'était fait passer dans de nombreuses émissions TV pour une rescapée de cancers très graves... Le seul problème qui lui restait, disait-elle, est qu'elle serait à jamais stérile. Ah! L'image de
la mère dans la femme!!!


Au final: il ne semble pas bon être une femme en ce bas-monde. Quand on sait que de part le monde, 100 millions de femmes manquent à l'appel. A savoir qu'on les tue après ou avant la naissance, pour le seul fait qu'elles sont de sexe féminin! Et donc inutiles!!!
Et pourtant, même si le fait reste marginal, il existe plus d'hommes qui veulent devenir des femmes que l'inverse.

L'homme serait plus porté sur la hiérarchie, la guerre, la violence, l'armée. Tout ce qui virilise, montre qu'il est plus fort que la femme (ce qui est physiquement incontestable). Le phallus freudien représente le pouvoir. L'hystérie (étymologiquement: utérus), la perte de contrôle.
Devoir se montrer fort à n'importe quel prix, semble une pression sociale plus difficile à vivre, que les brimades humiliantes dont les femmes sont l'objet.
Au final, je n'ai plus eu envie d'écrire sur la sexualité féminine. D'abord parce que je la crois, cérébrale, individuelle et subtile. Surtout portée sur la relation à l'autre. Alors que l'homme semble avant tout attiré par une relation à l'objet; le sien, ou l'autre en tant que tel ... Et que cela semble tristement réducteur. Et méchamment polémique.

En fait, tout semble se passer, comme si l'un était le miroir de l'autre. Et que chacun reprochait à son reflet de lui renvoyer une image de ce qui lui déplaît en lui. L'agressivité pour la femme, et la sentimentalité pour l'homme. Traits de caractère que la société leur refuse s'ils veulent être considérés comme des gens "normaux". Des gens sans histoire. Mais justement, sans histoire.
Interdits de liberté.
L'
histoire, celle qui refuse les schémas pré-établis se trouve dans l'art. Car l'artiste, lui, peut se permettre d'en faire toute une histoire! Et les cinéastes, tout un cinéma...


En revanche, les intégrismes
religieux forcent le trait. Accentuant la norme jusqu'à la caricature. Et l'on voit le résultat en matière de virilité et de féminité. Nous voilà réduits à nos hormones. Un peu comme la psychanalyse, qui en tournant autour de son nombril, ne voit pas ce qui se passe au-delà de la ceinture abdominale...


L'avantage des polémiques actuelles et de ces nouvelles "guerres de religion", est qu'elles posent la question de l'identité. De qui se cache sous les vêtements de l'invisible (du "linceul"!). Et pourquoi.

On en revient à l'éternel problème de l'Amour. On ne peut aimer et accepter l'autre que si l'on s'aime d'abord soi-même. Cette question une fois résolue, réglerait sans doute le problème de la guerre des sexes.


Mais pourquoi les hommes s'aiment-ils si peu???

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