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| >Des nouveautés cependant... |
Elles résident essentiellement dans la profonde imbrication
entre l’évolution des identités sexuelles et ‘histoire contemporaine de la France.
Le sous-titre est évocateur à ce niveau : -De la Grande Guerre à la Gay Pride-.
La grande guerre déclancheur de la libération de la femme.
La Gay Pride creuset du brouillage des identités sexuelles… Comme ledit très justement A.Rauch,les
compétences des femmes,leurs revendications paritaires dans le débat politique .déplacent
le centre de gravité de l’histoire.On ne peut en effet « la concevoir sans elles dans une
théorique neutralité des genres ». Pour éviter toute ambiguïté,précisons,qu’à
mon avis l’épicentre du rééquilibrage social entre les hommes et les femmes est justement
la conquête du « neutre ».En effet,a priori,ce qui masculin est « normal »
et s’impose comme vérité sociale, au moins en ce qui concerne l’implicite.( personne ne remet en
question l’existence des valeurs viriles mises en avant lors de la guerre de 14-18,par exemple)
Ce qui est féminin est a priori futile,non essentiel !
La libération de la femme c’est en premier lieu la remise en question de cette redoutable asymétrie.
C’est aussi et les deux choses sont liées,celle de sa dépendance vis à vis de l’identité
masculine,celle de servir de miroir (grossissant si l’on peut dire) à la virilité de l’homme qui
n’a pas de mal à se différencier de cet être charmant et fragile qu’est la femme.
Ainsi,à une question posée lors de la présentation de son livre à Strasbourg,sur le
lien qu’il voyait entre « LA différence » et le désir,André Rauch
répond,(en substance et en simplifiant) que les filles s’habillent de plus en plus comme elles le souhaitent
et non en fonction des goûts des hommes (et qu’elles leurs plaisent malgré tout) |
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| >Où est le nœud du problème ? |
Eh bien,ci-dessus justement.
Faut-il pour autant remettre en question la différence des rôles féminins et masculins ?
Cette remise en question irait-elle jusqu’aux détails des comportements des hommes et des femmes ?
Je me refuse à penser que la femme même austère à l’occasion ne garde pas un zest de
séduction qui lui est spécifique et qui ne tient pas uniquement à sa nature biologique de
femme et que ce n’est pas près de changer…
Les différences s’estompent mais la différence perdure et elle n’est pas que physique…
Les différences attisent le désir (les homosexuels le savent, qui recréent des micro-différences) :les
attitudes à peine différentes parfois des femmes et des hommes restent chargées de sens
qui ont bien la couleur des rôles qu’ils ne seraient plus censés représenter…
Ceci me fait penser aux records olympiques de plus en plus difficiles à battre et qui sont chaque fois néanmoins
battus !
De toute manière il ne faut oublier que le rééquilibrage des rôles sexuels s’exerce
aussi dans le partage mystérieux entre désir et séduction où peut-être les hommes
et les femmes auraient tous deux à gagner :
Gain d’autonomie pour les femmes.
Gain de liberté pour les hommes libérés du carcan de la conformité
Sans oublier d’autres gains qui en découlent et qui peuvent facilement s’imaginer !. |
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