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| > Une famille alsacienne émigre |
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YArthur Weill, jeune alsacien de trente ans dans les années vingt, décide de
quitter son Quatzenheim natal, pour aller en Bolivie.
A peine marié, le voilà fraichement arrivé à La Paz, loin de sa famille, de sa culture
et de ses habitudes.
La capitale au ciel toujours bleu, lui offre l'opportunité de se forger une nouvelle vie, là où
tout reste encore à bâtir.
A cette époque, La Paz compte quelques rues à peine carrossables, une population indienne très
traditionnelle et des sommets enneigés, peuplés de lamas.
Arthur ouvre un commerce-bazar, fonde une famille en donnant le jour à une petite Denise et parle espagnol
avec un accent à couper au couteau.
Ces photos datent des années cinquante, alors qu'une communauté européenne s'est développée
dans la région.
Les boliviens de souche côtoient ces nouveaux arrivants français, allemands ou autrichiens, sans vraiment
se mélanger.
C'est à partir de la troisième génération, alors qu'Arthur Weill a deux petits enfants,
que cette famille bas-rhinoise retourne au pays.
Ils vivent actuellement à Strasbourg, le coeur resté quelque part entre le lac Titicaca et l'Altiplano.
Une langue parlée au quotidien, des mets à base de maïs et de "queso de indio" et
des anecdotes colorées, constituent l'héritage de cet exil volontaire.
A La Paz, subsiste la première synagogue fondée vers 1933 par ce jeune alsacien .
Les clichés noir et blanc présentés ici, témoignent d'une soif d'aventure peu commune
dans les années vingt.
Mais l'épopée d'Arthur Weill nous paraît d'autant plus hors du temps... |
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