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| > YAMOUSSOUKRO... |
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YAMOUSSOUKRO, devenue la nouvelle capitale de Côte d'Ivoire par la volonté du
président Houphouêt-Boigny dont c'est la ville natale, est située au centre du pays. Son centre
d'intérêt est la basilique de Notre-Dame-de-la-Paix, aussi grande que celle de Saint-Pierre de Rome,
accentuant la démesure de cette ville quadrillée d'avenues à quatre voies où les voitures
sont rares. C'est là que nous avons rencontré Ben, un nigérian expatrié, dans sa voiture
à trois roues, handicapé des jambes. Ben et son sourire, son humour et ses questions un peu naïves
parfois sur la vie en France, la neige ou les températures qui descendent au-dessous de zéro. Comment
fait-on pour se chauffer ? Difficile à expliquer à quelqu'un qui ne sait pas ce qu'est un radiateur...
Et c'est autour d'une dernière FLAG (bière locale), que nous évoquons FELA, Alpha Blondie
et les musiques africaines. Le lendemain, Ben nous a accompagnés à la gare routière et nous
sommes partis vers le nord. Yamoussoukro, une ville sans âme, une Brasilia africaine, non ! Grâce à
Ben et sa joie de vivre. |
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| > BOUNDIALI... |
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BOUNDIALI, grand village dans le pays sénoufo, sans intérêt apparent
où nous arrivons après un voyage épuisant en taxi-brousse (bonjour le torticolis, merci les
courants d'air). Direction le maquis en face la gare routière. Au menu, viande de brousse : ragoût
de singe, sauce graines, nous préférons une omelette! Ensuite, installation au seul campement du
village, tenu depuis peu par un jeune couple de français. Le matin suivant, destination les villages Peuls.
Des kilomètres de marche dans la brousse, sous un soleil de plomb. Rencontres éphémères
de paysans travaillant durement la terre, nous indiquant le sentier à suivre et partout cet accueil si typiquement
africain. Et enfin, derrière les arbustes et les herbes hautes, les cases. Nous nous approchons prudemment,
un peu gênés et apercevons des femmes vaquant à leurs tâches. Pas un homme en vue.
Elles nous accueillent avec le sourire, nous font signe de nous asseoir sur une natte. Nous essayons de parler
mais elles ne parlent pas le français et nous ne parlons pas le peul. Suit alors un long silence avec une
observation mutuelle, alternée de sourires. Et l'une des femmes nous apporte une calebasse d'eau. Devons-nous
boire cette eau ? Oui, c'est un signe d'hospitalité et il fait tellement chaud. Nous réessayons de
dialoguer par gestes. Je montre mon appareil photo. Et les voilà qui s'activent à lisser leurs robes,
ordonner leurs coiffures et bijoux et essuyer les bouches des enfants et fièrement prendre la pose. Nous
les remercions encore et encore et les quittons à regret. La marche du retour a été longue
et difficile et nous sommes arrivés au campement, déshydratés et épuisés.
Ce sont ces brèves
rencontres qui font de l'Afrique ce qu'elle est, un monde à part où ni le temps ni le modernisme
ne semblent influencer le cours de la vie. |
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