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| > Marrakech |
Le sol de ce Marrakech d'avril dégageait chaleur et odeurs. La ville n'avait pas changé,
toujours cette circulation animée, faite de voitures, d'ânes, de calèches et surtout de mobylettes
et de vélos qui cohabitent dans un désordre inquiétant. Des maisons ocres de tout style, des
palmiers, des bougainvilliers pour la couleur, et l'éternel cœur de la ville : la place Jema El Fnaa, lieu
où le souk permanent déplace les foules.
Le souk: ses épices, l'odeur du cuir et du cèdre travaillé, les artisans du métal,
sans oublier les sollicitations constantes des boutiquiers qui, c'est vrai, sont plutôt destinées
aux femmes, sans pour autant oublier l'homme jamais loin. Pas agressifs les Marocains nous charment l'espace d'un
compliment. Je me souviens avoir été plusieurs fois appelée «Gazelle». Là-bas
toutes les femmes sont des gazelles et les hommes des «Gazous»! |
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| > Une ambiance chaleureuse et amicale |
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Durant notre visite le guide n'a pas pu s'empêcher de nous emmener chez ses amis commerçants.
Ainsi, nous sommes passés par l'herboriste aux herbes miracles qui a tenté de nous convaincre de
la vertu aphrodisiaque de ses racines (cela ne doit marcher qu'au Maroc !), au vendeur de djellabas qui, après
une brève démonstration dans sa boutique nous a conduit dans les entrailles de son magasin où
nous nous sommes laissés prendre à une séance d'essayage.
Tout cela évidemment dans une ambiance chaleureuse et amicale. Mais lorsque l'heure du marchandage arrivait
le « diable commerçant » reprenait le dessus, bien que, grâce au guide, nous finissions
toujours par trouver un terrain d'entente et nous quitter par une poignée de main, voire un verre de thé
à la menthe… Cette convivialité marocaine fait partie des charmes du pays.
Après Marrakech , cap sur le Grand Sud, avec Ouarzazate et ses kasbas, Zagora et son désert. Cette
dernière est la porte du Sahara et offre au voyageur les premières dunes de sable rouge. Là,
au creux des collines de sable nous attendaient des tentes typiques avec musiciens, un dîner traditionnel
et des dromadaires pour le folklore… On y est reçu comme des « Pachas » (princes arabes ), et
la séquence « dromadaire » reste un épisode assez comique dans son genre. Pour ceux qui
montent pour la première fois sur cet animal, il faut savoir qu'avec ses longues pattes, il a beaucoup de
difficultés à se lever et à se baisser. Information essentielle si l'on ne souhaite pas se
retrouver à ses pieds, la tête dans le sable .
Donc après un redressement des plus brutal, l'aventure ne s'arrête pas là, puisqu'il faut ensuite
supporter le mouvement de va et viens qui suit sa marche. On entendait des cris s'échapper du creux des
dunes, poussés par des débutants apeurés… Enfin, après ces mésaventures, le
dîner nous attendait sous la tente et la soirée s'est finalement terminée dans la gaieté
et la danse (du ventre ! !).
La nuit venait juste de tomber, avec autour de nous , du sable à perte de vue....
Le reste de la semaine se partagea entre les Gorges du Todra (immenses falaises de roche rouge), la Vallée
du Dadès célèbre pour ses roses, vertes et parfumées, et enfin Essaouira, ville de
bord de mer.
En une semaine le Maroc nous a déployé tout son éventail de paysages aussi fascinants les
uns que les autres. Mais du haut de mes 18 ans, je suis surtout revenue gorgée d'une culture différente
qui m'a laissé un souvenir enivrant. |
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