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..DOSSIER: L'ART CONTEMPORAIN
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Le procès de l'Art
..François Viricel
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Il était urgent d'entreprendre le procès de l'art actuel soupçonné de décomposition et d'autres fautes si graves qu'il vaut mieux les taire. Cela a été fait devant une juridiction en devenir.
Suivent les conclusions .

Demandeur: le spectateur bafoué et manipulé

Défenderesses : la peinture et la sculpture actuelles

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> Attendu que
..l'art ou l'artiste a le droit:

De malmener à l'extrême l'objet représenté (ce dont le cubisme donne une assez bonne idée);
D'oublier cet objet même, dans l'abstrait;
De mêler le discours à l'œuvre réelle, avec provocation et/ou humour suivant en cela Salvador Dali qui annonçait, il y a quelques années à la télévision française (dans un salon où se tenait une jeune femme nue faisant office de porte canne), la venue de l'hyperréalisme en précisant qu‘il ne pensait pas que cela viendrait si vite;
D'inventer des techniques nouvelles;
De s'attaquer à la raison, au bon sens, à la logique, (comme les surréalistes) à la condition sine qua non du sens;
D'être la seule chose inutile ( avec les sentiments) à être indispensable;
De vomir sa terreur ou son angoisse sur toile (sur le modèle des expressionnistes par exemple);
De laisser entrevoir, dans le figuratif, le cheminement vers l'abstrait (c'est-à-dire par exemple de laisser parler les demoiselles d'Avignon) et même d'être figuratif...

et a le devoir:

De constituer le contraire de l'utile;
De contribuer au développement de l'homme;
De n'avoir avec le monde marchand que des rapports aristocratiques et contraints;
De créer une tension entre la signification interne de l'œuvre et la forme extérieure;
De demander une bonne dose de folie et d'efforts;
De faire parler son œuvre sans être obligé d'en parler;
De réaliser une création singulière indispensable à son auteur;
De laisser entrevoir un morceau d'âme;
De constituer un brevet implicite de l'inutile;
De fasciner...

n'a pas le droit:

De constituer un but marchand à son pouvoir médiatique;
De constituer un brevet de fait d'insignifiance et de fausse originalité;
De se contenter de tromper délibérément le futur spectateur
d'être un pur jeu des possibles et des n'importe quoi
par exemple, de présenter des débris d'une maison de carrelage blanc (construite par artistes) dans des containers;
De négliger toute tension magique entre l'idée et la forme;
D'accepter de servir de caution marchande;
De ne pas avoir de sens (le fantastique et l'absurde des surréalistes en ayant un par exemple);
De mourir d'insignifiance (même avec des soubresauts de provocation).

Par ces motifs le tribunal condamne donc:

L'art et son complice à vivre leur vraie vie à traquer par le mépris tous leurs faux-semblants.

Jugement publié dans tous les musées et dans toutes les gares (sauf à Perpignan):

Attention: tout spectateur contemplant avec intérêt une œuvre vide de sens sera considéré comme complice, et condamné pour ce motif à un franc de dommage et désintérêt.
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>Vers un nouvel objet artistique
>Au-delà de l'image
>COBRA
>Un artiste alsacien
>Au-delà de l'avant-garde
>Le procès de l'ar
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