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..DOSSIER: MODE ET CYBERCULTURE
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Les banlieues sont à la mode
..Malika Larbi
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>Les Banlieues sont à la mode
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Non, rassurez-vous ce n’est pas encore du dernier chic de vivre à Sarcelles ou à Bobigny et des tours opérators spécialisés banlieue ne se sont pas encore crées. Quoique, la ville de Marseille avait bien mis en place un petit train pour faire visiter aux touristes les quartiers nord. Opération qui a du prendre fin, les jeunes des quartiers accueillant les touristes par des jets de pots de yogourt et d’œufs. Les banlieues méritent que l’on s’y arrête mais pas de cette manière là !


En effet, les banlieues bougent et sont actuellement un véritable vivier d’artistes dans tous les domaines. Ces artistes exposent la réalité de la vie quotidienne, une vie dans laquelle tout le monde peut se reconnaître. Et c’est normal, la majorité des français ne vivent pas en centre ville. Les banlieues deviennent un lieu de création. De nombreux films (Raï, Ma cité va craquer …) ou livres (Le champ de personne…) voient leur histoire se dérouler en banlieue ; il y a même des films qui ne se passent pas en banlieue mais qui parle des jeunes qui y habitent ("Le ciel, les oiseaux et ta mère"…). La télévision s’y est mis avec plus ou moins de qualité. Si la série Seconde B a été plus ou moins appréciée, l’émission Saga-Cités de France 3 est excellente

Ce sont dans ces quartiers où l’on a essayé de caser les différentes vagues d’immigration avec les classes moyennes et populaires que la France de demain, riche de mélanges et d’échanges, est en train de se construire.
Depuis un certain nombre d’années,
des artistes qui connaissent un grand succès viennent de banlieue et leur public est très large. Le meilleur exemple est MC Solaar. Il commence à faire des raps et à être connu dans sa banlieue sud. Il envoie ses enregistrements aux « radios jeunes » qui commence à passer du rap mais celles-ci ne le diffusent pas. Après son passage dans l’émission Rapline sur M6 (qui avait l’habitude de prêter une oreille attentive à ce qui se passait en banlieue) sa renommée dans les autres quartiers est confirmée. Mais le véritable succès arrive lorsqu’il est diffusé par les radios dites périphériques (europe, RTL …). Son public s’élargit aux classes aisées et ne comprend alors plus uniquement des jeunes des cités. C’est l’évolution caractéristique des dernières années. Les artistes de banlieues n’ont pas uniquement un public banlieue. C’est sûrement pour cette raison que Djamel Debouze s’est retrouvé sur Canal + à une heure de grande écoute, que Stomy Bugsy, Doc Gynéco et Passy font craquer toute une génération d’adolescentes de tous milieux.

Pour beaucoup, l’explication de ces succès vient essentiellement du fait que ces artistes talentueux ont émergé au moment où la France découvrait les vertus de la tolérance et de l’ouverture. En réalité, petit à petit les banlieues montrent un nouveau visage. Nous sommes passer de - tous les jeunes de banlieues sont des voyous- à -certains sont des « sauvageons»-. Les jeunes qui s’en sortent sont à l’origine de ce changement. Et les exemples sont nombreux. Parmi les célébres nous pouvons notamment citer : Zidane, Dugarry, Henry, Anelka, Tribal Jam, Poetic Lovers, Faudel, secteur A, Manau, Zebda, Daniel Picouly…
Mais, à côté de tous ces noms connus, il y a tous les autres, les gens qui comme vous et moi essaient tout simplement de vivre leur vie pour ne pas la subir...en banlieue!
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