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| > Le rêve est utile à notre organisme |
Nous savons tous, ou presque, que le rêve est utile à notre organisme. Ou plus
précisément, à notre cerveau. Chaque nuit, nous laissons de côté nos pensées
conscientes et rationnelles pour «plonger» dans un flot d'images mentales parfois un peu folles. Un
individu moyen stockerait quelques 300 000 rêves tout le long de sa vie. Sans conteste, «l'action»
de rêver est primordiale pour notre équilibre mental même si certains d'entre-nous dorment peu.
Comme la conscience, le sommeil est un processus actif du système nerveux. Quand la nuit arrive, les yeux
envoient indirectement des messages à une horloge physiologique, la glande pinéale, située
dans notre cerveau. Cette glande libère la mélatonine», une hormone en contact avec les cellules
cérébrales utilisant de la sérotonine. On le voit, le rêve est tout d'abord d'ordre
chimique. Durant le sommeil, l'influx sensitif dans le système réticulaire d'activation diminue et
l'activité électrique aussi. De fait, cette chute provoque le sommeil, notre organisme n'étant
plus assez alimenté en électricité pour rester éveillé. Cette baisse de vigilance
n'est pourtant absolument pas synonyme d'arrêt d'activité cérébrale. Le sommeil est
composé de cycles réguliers d'activités que les scientifiques ont divisé en plusieurs
stades. |
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| > Les différents stades du sommeil |
Un individu en bonne santé voit son sommeil se diviser en quatre stades. Durant le
stade I, le sujet se décontracte, s'endort et s'éveille constamment. Arrive ensuite le stade II où
les yeux commencent à rouler d'un côté à l'autre. Au moindre bruit, la personne peut
être tirée de sa somnolence. Lors du stade III, peu à peu le corps se relâche et le sujet
est moins sensible aux petits bruits. Une vingtaine de minutes plus tard, ce nombre peut varier d'un individu à
l'autre, le sommeil profond s'installe. Toute la nuit durant, ce cycle recommence mais à l'envers : le stade
III puis le stade II. Ensuite, au lieu de revenir au stade I, la personne endormie va connaître plusieurs
phases de sommeil paradoxal ou sommeil rapide : le rêve. On sait que durant cette période intense
d'activité cérébrale, des mouvements oculaires se produisent. Pendant que nous rêvons,
nos yeux suivent en quelque sorte les images créées par le cerveau. Dans le même temps, celui-ci
envoie des signaux immobilisant les grands muscles afin d'empêcher que des mouvements violents des membres
se produisent. On évalue la durée d'un cycle à 90 minutes. La plupart des individus connaissent
quatre à cinq cycles par nuit.
Lors du sommeil profond, des hormones de croissance destinées à construire et réparer les
tissus corporels sont fabriquées. En théorie, le sommeil paradoxal restaure un cerveau fatigué.
Si l'on en croit les théories psychanalytiques développées par Freud, le rêve exprime
des désirs sexuels refoulés. D'autres, plus mystiques, croient recevoir dans leurs rêves des
messages de l'Au-delà.
Mais à ce «stade», c'est un autre discours qui commence. Les «esprits» chagrins
y voient même là des histoires à dormir debout ! |
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