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| >Les nuits de Strasbourg (et de ses environs) c'est aussi bien sûr
la fête des sens |
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D'ailleurs je vais vous faire une confidence :
j'ai essayé…
Ma fiancée Céline qui généralement comble mes désirs et me paraît satisfaite
sur tous les plans a voulu voir (officiellement) comment c'est avec les autres ! Elle a osé me le confier
lors d'une soirée particulièrement arrosée : « Bernard » m'a-t-elle chuchoté
« je t'aime mais j'aimerai faire l'amour avec un autre » « Moi aussi » lui ai-je répondu,
ne sachant pas exactement ce que je voulais dire par là.
Enfin puisqu'elle le voulait : elle voulait surtout me voir faire l'amour avec une autre femme, je pense. D'ailleurs
j'avais de la chance, l'échangisme étant paraît-il surtout un fantasme d'homme ! Un lourd soir
d'été, nous y voilà dans cette fameuse boîte XXZ.
Je vous passe le bar tous en longueur, judicieusement cuivré, l'accueil cordial et décontracté
de la patronne grande brune aux yeux verts très sûre d'elle, aussi libérale qu'autoritaire…
Quelques regards qui nous jaugent, 2 ou 3 sourires : c'est bien parti me dis-je en aparté.
Quelques banalités plus tard nous nous retrouvons dans le sas de départ : le vestiaire était
presque plein.
Ah oui j'avais oublié ! Nous avions déjà fait connaissance de Jacques et Pamela, lui cadre
cultivé la quarantaine, elle très jolie et sensuelle, cheveux très courts presque dorés
25-27 ans (pas son épouse ni sa secrétaire) qui nous ont payé quelques verres.
Ils n'avaient d'yeux que pour Céline à laquelle ils ont fait force compliments sur sa bouche charnue,
son abondante chevelure ondulante quasi rousse, son rire en cascade.
Mais revenons au vestiaire : si l'esthétique est universelle ; reconnaissons que les jeunes femmes en sous-vêtements
(véritable défilé de mode de portes- jarretelles de slips coquins de toutes les couleurs)
avaient meilleurs mine que les homme plutôt terne en comparaison !
Céline riait à gorge déployée et semblait prendre goût aux agasseries tendres
et ludiques de Pamela.
Dans la première chambre du haut, Céline s'allongea sur une table molletonnée . J'étais
fasciné par sa soumission. Je quittais la pièce vivement dès que Jacques se mit en action…
J'avais déjà perdu ma monnaie d'échange ; j'espérais la retrouver bientôt : j'en
aurais sans doute besoin !
Puis mon attention fût retenue par des râles incertains et saccadés : une pièce immense
plutôt basse type mini-salle de gymnastique quasi pleine. Quelques couplent s'activent doucement sur des
matelas à même le sol avec parfois des spasmes de plaisirs. Ce qui retint mon attention fait d'abord
le nombre de spectateurs assis par terre absorbés par un spectacle que je ne faisais qu'entrevoir. J'avançais
pour mieux voir : là véritablement on entrait dans le vif des sujets .
Une jeune femme plantureuse, à quatre pattes dont si l'on peut dire les capacités d'accueil étaient
fortement sollicitées (on parlerait dans un ouvrage érotique de bonne tenue de temples interdits
)
Cette grappe humaine me fascinait presque et m'amusait aussi. La belle personne se cabrait doucement sous des assauts
multiples et croulait sous les caresses les plus variées.
Un amant particulièrement fanatique, la cinquantaine paysanne, s'activait fiévreusement derrière
les deux globes laiteux de la belle ; avec sa tête plutôt en arrière, ses deux mains à
plat sur les hanches de sa partenaire : on l'aurait presque imaginer en motocyclette !
Ce qui me fit sourire.. (on ne se voit pas soi-même dans ces cas là)
Je quittais la pièce où personne n'avait besoin de moi. Il me fallait un remontant : direction ,
le bar !
Dans l'escalier étroit une jeune femme vêtue d'un seul portes- jarretelles et qui débordait
des rondeurs d'autrefois, avec un beau visage ovale coiffée très sage et l'air très cordiale.
Nous nous sommes souris, elle m'a presque obligé à rebrousser chemin et à m'allonger dans
la première chambre vide. Elle ne parlait pas un mot de français et moi pas du tout sa langue (que
j'ignore encore)
Oserais-je dire qu'elle m'a violé plusieurs fois, tenant à offrir des réceptacles variés
à ma flamme…
« Réveilles-toi » me criait-on dans mon rêve .
C'était la voix de Céline qui me parlait avec un grand sourire.
Je l'entrevis alors deux ou trois couples en plein ébats autours de moi.
« Voilà une soirée bien remplie » me dit ma fiancée avec gaieté : nous
nous sommes mis à rire tous les deux. Puis nous nous sommes embrassés très tendrement… |
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