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Quelle route mystérieuse poursuit l'économie mondiale ?
La gestion est l'oeuvre des humains. Il n'est donc pas surprenant de constater des similitudes entre les comportements
humains et l'économie.
Quelle direction prend elle ?
Les réponses sont aussi nombreuses et hypothétiques que l'ensemble des théories sur l'évolution
de l'univers.
Cela ressemble assez à une foule un jour de grand marché. Vu de loin, tout apparaît quasi immobile,
mais à y regarder de plus près, tout le monde est animé de déplacements incessants
et désordonnés. Pourtant chaque individu y poursuit un objectif personnel et y trouvera probablement
ce qu'il est venu y chercher. Par analogie, la plupart des gens y font justement leur marché et repartiront
leurs courses faites.
Vu de loin, rien ne semble s'y passer, pourtant à chaque instant plusieurs individus voient leurs demandes
satisfaites.
Globalement on peut comparer cela à un mouvement moyen de satisfaction de l'ensemble des demandes. Dans
les faits, les transactions sont souvent chaotiques et instinctives.
Lorsqu'un petit nombre d'individus visent en même temps de mêmes objectifs, par exemple l'achat d'une
même denrée, il y a ralentissement de la satisfaction de la demande. Les objectifs deviennent plus
longs et difficiles à atteindre. Il y a formation d'une "queue". Certains abandonneront de ce
fait leur objectif et le remplaceront par un autre.
Dune certaine manière, l'économie mondiale emboîte le pas à ce modèle. La réalisation
des objectifs ne peut être garantie dans des délais déterminés et cette attente peut
faire évoluer les objectifs eux-mêmes.
On peut illustrer cette constatation par un autre exemple.
Chacun se souvient de ce théorème énonçant que la courbe matérialisant la plus
courte distance entre deux points est une droite.
Ainsi par soucis d'économie qui caractérise notre siècle, il semblerait raisonnable de construire
une seule route en ligne droite pour relier deux villes entre elles. A fortiori, ce principe pourrait être
appliqué pour relier l'ensemble des villes.
En appliquant cette règle, les routes seraient plus courtes, leur durée de construction moins longue
et par conséquent leurs réalisation et entretien plus économiques. Une partie de ces économies
pourraient même être employées à la construction de chaussées plus larges offrant
la possibilité d'absorber d'avantage de trafic.
Par ailleurs, les temps de trajets se verraient réduits, d'une part par la diminution des distances et d'autre
part par la probable augmentation des vitesses (il est concevable qu'une vitesse plus élevée sur
une route droite n'entraîne pas d'aggravation du risque d'accidents par rapport à une vitesse moins
élevée sur une route sinueuse), d'où une économie d'énergie et de temps pour
les usagers.
On pourrait encore ajouter de nombreux avantages à l'application de ce principe mais ça, ça
c'est la théorie...
La réalité c'est que jamais auparavant on n'a construit de routes comportant autant de courbes et
de virages. On a même vu fleurir une myriade de "rond-point" qui permettent à chacun de
tourner en rond au lieu de se déplacer vers sa destination !!!
C'est cette non-application du principe de rationalité qui caractérise l'homme dans ses réalisations.
L'économie en est l'un de ses instruments et suit tout naturellement son mouvement. |
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