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| > Six siècles de renaissance |
En ce début de 2le siècle où le monde coure après une
renaissance spirituelle on ne pouvait passer à côté de l'anniversaire de la venue au monde
du peintre flamand Van Der Weyden.
Son nom s'il ne peut évoquer qu'à certain les blagues belges ou leur frites, pourra sans doute remémorer
à d'autres ce grand bouleversement que fut la Renaissance du Quattrocento (15e s.).
Cette Renaissance fut italienne certes, mais trop souvent oubliés les Flamands eurent leur rôle et
apportèrent tout autant que les Italiens. |
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| > Rogier Van Der Weyden |
Rogier Van Der Weyden, né en 1399-1400 à Tournai fit ses débuts
de peintre dans 1'atelier de Robert Campin vers 1427. Considéré après Jan Van Eyck comme le
meilleur peintre de la première moitié du Xve il fut parmi les rares à atteindre une notoriété
internationale de son vivant.
Ayant fait ses preuves il sera rapidement admis comme peintre de la ville de Bruxelles où il y travaillera
notamment pour la cour du Duc Philippe Le Bon, les monastères, les nobles et les négociants italiens
installés dans la ville.
Comme chacun le sait, les Italiens apportèrent la perspective linéaire aux flamands et les Flamands
la perspective atmosphérique aux italiens. En gros les Italiens étaient des calculateurs et perfectionnèrent
la technique de la perspective géométrique et les Flamands de leur côté travaillèrent
sur la couleur et atténuèrent les tons en fonction de l'éloignement.
Cet échange Van Der Weyden y participa à sa façon, en effet il se rendis à Rome en
1450.
La liste de ses tableaux pieux, diptyques et portraits à mi-corps serait trop longue, un tableau est considéré
néanmoins comme son œuvre clé : |
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Pour certains il " déborde de tendresse et de compassion " (Peter
et Linda Murray, l'Art de la Renaissance), pour d'autres " il est extrêmement vivant et proche du quotidien
malgré le côté grave du au sacré " (Dictionnaire encyclopédique de la peinture,
1994).
Personnellement je trouve que ce tableau mérite une attention toute particulière sur ses détails
des visages. La Vierge évanouie reflète dans ses traits toute la douleur du Christ, son teint livide
renvoie à celui de son fils mort. Le peintre a établi un parallèle entre eux, leurs corps
suivant la même courbe, les bras rigides et soutenus par leurs proches. Le visage du personnage à
droite du Christ exprime tant de douceur et de douleur à la fois, ses yeux vides ne semblent pas comprendre
l'injustice.
Chaque personnage reflète différemment sa douleur, et le peintre, malgré le fond doré
qui rappelle le style
gothique tardif, a su ici faire preuve de modernité par son réalisme et à réussi à
intégrer le spectateur dans la scène. |
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