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23 janvier 2002
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| Astérix et Obélix, version Chabat … |
Quel rapport entre la première mouture des aventures d'Astérix
et Obélix de Claude Berri et le film d'Alain Chabat ? Aucun. L'ex-nul a tout simplement réveillé
le comique chez nos deux héros gaulois. La réalisation est délirante du début à
la fin, les situations comiques abondent, c'est une véritable succession de sketches intégrés
à une histoire au fil directeur tout trouvé : idylle entre le grand Jules et la plantureuse et charmante
Monica Belluci, pardon, Cléopatre ! Numérobis, l'architecte si désordonné, s'attire
les foudres de tous ses clients ( Jean Benguigui en fait les frais) mais ne dérange en rien l'architecte
officiel de la reine, Amonbophis, incarné par le légendaire commissaire Bialès Gérard
Darmon. Jusqu'au jour où Cléopatre convoque Numérobis ( Jamel Debbouze) pour montrer à
César la suprématie de son peuple en lui construisant le plus somptueux des palais en un délai
record de trois mois !
Quel défi pour Numérobis et son philosophe de scribe Edouard Baer !
Seule solution : se rendre dans le village des irréductibles qui résistent toujours et encore à
l'envahisseur et demander de l'aide au druide ( Panasonix ? Panoramix ?) et à ses amis.
C'est gagné, retour à Alexandrie et début des travaux, en s'étant bien sûr échauffé
avec les pirates que les Gau-gau-gaulois effraient toujours autant. Pas de chance pour le commissaire de Taxi (
cougar, ninja ! ! ) et sa bande ( dont Mouss Diouf en guetteur )…
L'esprit d'Uderzo et Goscinny se retrouve totalement avec quelques modifications et modernisations : des grèves
pour la RTT, des revendications syndicales par la voix de la meneuse Itineris ( que Numérobis a beaucoup
de mal à capter),… L'esprit des Nuls encore bien présent ( Chantal Lauby interprète merveilleusement
une espionne romaine, Gérard Darmon) mais surtout l'esprit Canal : les ex-Nuls bien sûr, mais aussi
les Robins des bois en Romains stupides, Jamel, Edouard Baer, Dieudonné ( Caïus Sacapus) et son humour
décalé, tout comme son système auditif très défaillant en l'occurrence ( un
Romain du nom de Jean-Claude Duss, un Gaulois Journalduix, …),…
Bien sûr, Chabat est aussi synonyme de parodies : Titanic, Star Wars ( une scène mémorable
avec Dark Vador et la course de modules), et surtout Tigres et dragons à la sauce égyptienne !
On a même droit à la destruction du palais, déjà bien avancé, par les catapultes
romaines ( César est un très mauvais perdant ) , allusion évidente à l'épisode
1 où les concitoyens de Jar Jar binks se font saupoudrer de blocs de pierre.
Enfin, parmi les nombreuses attractions de ce long-métrage plus que divertissant, sensualité et
beauté. Astérix 1 avait mis en scène Laetitia Casta ( totalement inappropriée au rôle),
Astérix 2 nous aura amené les jambes lisses et musclées d'Alain Chabat, qui manifeste d'ailleurs
un goût très prononcé pour les mini-jupes ! Mais attachons-nous davantage aux superbes créatures
égyptiennes de la cour royale dans laquelle la somptueuse et séduisante Noémie Lenoir se fait
remarquer par son charme renversant et sa plastique bien formée. Un régal ! Un festin quand on apprend
que Cléopatre existe sous les traits de Monica Belluci… Avis personnel et subjectif bien sûr, quoique
beaucoup partagent certainement cet avis, mais ce subjectif-là relève de l'ineffable. A vous de juger
donc… ! |
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