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29 janvier 2003
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| >"Il faut trouver une solution pour éviter la guerre" |
Ce lundi 27 janvier 2003, jour de l'ouverture de la session d'hiver de l'Assemblée parlementaire du Conseil
de l'Europe, le Premier ministre turc, M. Abdullah Gül, s'est adressé aux représentants des 44, puis a répondu à
leurs questions. Il a ensuite fait de même devant les journalistes lors de la conférence de presse
qui a suivi.
Si le principale sujet abordé a été la menace de guerre qui plane sur l'Irak, M. Abdullah Gül s'est également
exprimé sur la question kurde, le problème de Chypre et la candidature de la Turquie pour l'entrée
dans l'Union européenne.
"Nous voulons la paix, nous reconnaissons l'intégrité
de l'Irak, nous souhaitons que tous les citoyens de l'Irak puisent jouir de ce que peut leur offrir l'Irak", a déclaré M.Abdullah
Gül. Mais il aussi rappelé que la Turquie a une frontière
avec l'Irak, et qu'elle ne peut pas être indifférente à ce qui s'y passe. Lors de la guerre
du Koweit, la Turquie a dû faire face à un afflux de 500 000 réfugiés. "C'est le devoir de tout gouvernement de préparer son pays à
toute éventualité." Répondant aux allégations
selon lesquelles les Etats Unis auraient proposé à la Turquie une somme de 4 millions de dollars
en échange de sa participation à la guerre, le Premier ministre turc a dit que "si une guerre devait éclater hors de notre contrôle, c'est notre droit
d'obtenir réparation". Et au cas où les Etats
Unis enclencheraient la guerre sans l'aval de l'ONU, "en tant
que pays limitrophe de l'Irak, nous ne pouvons pas être aveugles."
La problème kurde demeure épineux. Répondant à la question d'un journaliste kurde,
M. Abdullah Gül
a dit que "la langue kurde est autorisée en Turquie,
on peut pratiquer la langue kurde, mais la langue officielle est le turc."
Ainsi l'enseignement dans les écoles publiques se fait en turc, car "il
faut que les enfants aient accès à la langue officielle."
Mais on peut enseigner en kurde dans des écoles privées.
Le cas du leader kurde, M. Abdullah
Öcalan, aujourd'hui en prison, a aussi été
évoqué. Depuis le 27 novembre, ses avocats et sa famille ne peuvent plus lui rendre visite. Selon
M. Abdullah Gül,
il n'y a plus de problème, les autorisations ont été délivrées. Il ya eu des
problèmes de sécurité et d'autres difficultés. "Parfois, l'hiver, les conditions
météorologiques ne permettent pas l'accès à l'île" où est détenu
M. Abdullah
Öcalan.
En ce qui concerne la question chypriote, M. Abdullah Gül déclare que la Turquie est ouverte à toutes les solutions : "Nous ne pouvons pas répéter les tragédies du passé,
il faut trouver une solution." Les deux parties négocient,
mais la Turquie demeure préoccupée par l'avenir du peuple au nord de l'île.
Quant-au report des négociations pour l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne malgré
les efforts déjà accomplis, le Premier ministre déclare : "Les
Turcs sont très déçus, mais nous faisons aussi ces réformes pour le peuple turc qui
désire plus de démocratie." De toute manière,
il compte bien que les négociations débutent avant la fin 2004, comme cela a été fixé
à Coppenhague. |
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