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| >Echelon |
La rumeur qui courait depuis plus d'un an est devenue certitude : "Echelon"
existe bien. Il s'agit du plus vaste projet jamais mis en oeuvre pour écouter et intercepter les conversations
téléphoniques y compris sur les mobiles, les courriers traditionnels et électroniques, et
toutes les autres formes de transferts de données. La NSA (National Security Agency) exerce ainsi une surveillance
globale et exhaustive des communications hors le territoire des Etats Unis.
Les moyens technologiques les plus sophistiqués sont mis en oeuvre par les "Grandes Oreilles"
américaines pour espionner dans les airs, sur terre, et même sous la mer, où les câbles
téléphoniques transcontinentaux sont "écoutés". Et il est inutile de faire
confiance aux logiciels de cryptage "made in USA", car tous ceux qui ont une licence d'exportation sont
munis d'une porte dérobée dont la NSA détient la clé... Pour traiter les masses énormes
de données recueillies par "Echelon", la NSA dispose d'un outil informatique incomparable, qui
permet un tri sophistiqué en fonction de mots clés et une traduction en temps réel...
Tout cela pour quoi faire ? "Echelon" est un produit de la Guerre Froide. Et si aujourd'hui certains
tentent d'en justifier l'existence par son utilité dans la lutte contre la criminalité internationale
et le terrorisme, il semble qu'en fait les cibles soit de plus en plus souvent économiques... Les entreprises
américaines disposent ainsi d'un avantage aussi redoutable qu'occulte dans la compétition pour les
grands contrats militaires et civils ! |
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| >Une certaine déception |
François Bayrou
(PPE-DE, France), qui a voté contre la première décision, "considère qu'on ne
peut pas laisser sans protection la vie privée, ni les échanges entre les entreprises, car il s'agit
d'une violation grave de la loi sur la protection de la vie privée". Alain
Madelin (PPE-DE), va dans le même sens, regrettant ce qu'il
nomme une "demi-commission d'enquête".
Thierry Jean-Pierre
(PPE-DE, France), a également regretté que la première décision ait été
adoptée, notamment du fait de l'attitude britannique (le Royaume Uni abrite la base européenne d'"Echelon")
et de l'efficacité du lobbying américain. En effet une "commission temporaire n'a pas les pouvoirs
d'une "commission d'enquête". Elle pourra néanmoins auditionner des personnes, et profiter
ainsi des résultats obtenus dans le cadre de l'enquête judiciaire officielle sur "Echelon",
confiée à la DST (Direction de la Sécurité du Territoire) par Jean-Pierre Dintilhac, Procureur de la République
de Paris. Une première : les services du contre-espionnage français autorisés à fouiller
dans les activités de nos "cousins" d'Amérique... D'ici à ce que cela donne des
idées, de porter plainte, à des citoyens d'autres pays européens... |
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