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21 janvier 2004
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| >Lancée le 8 janvier, l’Européenne de Bruxelles comble le vide
laissé par la disparition brutale de la Quinzaine européenne. Majoritairement composée de
la rédaction belge du titre défunt, ce nouvel hebdomadaire joue la carte de l’analyse politique et
refuse de laisser le champ libre à la presse anglo-saxonne. |
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Stoppée
brutalement mi-décembre par ses financeurs, la Quinzaine européenne renaît en partie de ses
cendres au travers de l’Européenne de Bruxelles. Plus qu’un nouveau titre, l’Européenne reprend en
effet en grande partie l’équipe rédactionnelle de son prédécesseur. Michel Theys, Daniel
Riot, Frédéric Villon en tête. La contre-offensive est donc lancée. Avec deux mots d’ordre.
Passion et combat. Deux états d’esprit « communs à la construction européenne et
au journalisme ». Une foi en l’Europe ouvertement affichée le 8 janvier dans le premier éditorial
de ce nouvel hebdomadaire en reprenant à son compte les propos d’Adam Michnik, ancien dissident, aujourd’hui
à la tête du Gazeta Wyborcza, le plus grand journal polonais : « [Le projet communautaire]
est la plus grande de toutes les révolutions dans l’histoire de l’humanité car c’est la seule
qui ne s’est pas faite contre quelque chose mais pour quelque chose : la paix ! ».
Un autre combat est celui de la poursuite d’une mission d’information. « La fin de la Quinzaine a été
vécue comme un véritable séisme au sein de la communauté francophone de Bruxelles »,
confiait il y a encore quelques semaines Michel Deurinck, co-fondateur de l’Européenne. Des propos confirmés
à l’époque par une consultante française basée dans la capitale belge : « Génial,
maintenant il ne nous reste plus que European Voice pour nous informer. A défaut d’analyses pertinentes,
rien ne nous échappera des ragots colportés au sein de la Commission… ». Côté
strasbourgeois, le ton n’était pas moins éloquent. « C’est un immense gâchis »,
relevait-on du côté de l’Assemblée des régions d’Europe. Quant à la population
locale, celle-ci n’était pas en reste, un hôtelier alsacien allant même jusqu’à proposer
de réunir des investisseurs capables de relancer le titre. Mais, en dépit des déclarations
rassurantes du groupe Est Républicain – DNA, propriétaire du titre défunt, aucun plan de relance
n’était alors sérieusement envisagé. Ou ne voulait l’être… Les francophones disparaîtraient
donc de la scène médiatique européenne. De quoi faire mousser le champagne du côté
de European Voice, désormais assuré de disposer d’un monopole de fait dans le traitement de l’information
communautaire. Une perspective intolérable pour la rédaction belge de la Quinzaine, convaincue qu’ « un
organe de presse européen de qualité en langue française a non seulement sa place sur le marché,
mais qu'il est en outre indispensable du point de vue politique ».
www.leuropeennedebruxelles.com |
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