.. .. ..

 

.. ..
..L'EUROPE A STRASBOURG
..
..
..
Médias : Une Européenne au chevet de la presse francophone
..Christophe Nonnenmacher
..

 

 

..

21 janvier 2004

>Lancée le 8 janvier, l’Européenne de Bruxelles comble le vide laissé par la disparition brutale de la Quinzaine européenne. Majoritairement composée de la rédaction belge du titre défunt, ce nouvel hebdomadaire joue la carte de l’analyse politique et refuse de laisser le champ libre à la presse anglo-saxonne.
..Stoppée brutalement mi-décembre par ses financeurs, la Quinzaine européenne renaît en partie de ses cendres au travers de l’Européenne de Bruxelles. Plus qu’un nouveau titre, l’Européenne reprend en effet en grande partie l’équipe rédactionnelle de son prédécesseur. Michel Theys, Daniel Riot, Frédéric Villon en tête. La contre-offensive est donc lancée. Avec deux mots d’ordre. Passion et combat. Deux états d’esprit « communs à la construction européenne et au journalisme ». Une foi en l’Europe ouvertement affichée le 8 janvier dans le premier éditorial de ce nouvel hebdomadaire en reprenant à son compte les propos d’Adam Michnik, ancien dissident, aujourd’hui à la tête du Gazeta Wyborcza, le plus grand journal polonais : « [Le projet communautaire]  est la plus grande de toutes les révolutions dans l’histoire de l’humanité car c’est la seule qui ne s’est pas faite contre quelque chose mais pour quelque chose : la paix ! ».
 
Un autre combat est celui de la poursuite d’une mission d’information. « La fin de la Quinzaine a été vécue comme un véritable séisme au sein de la communauté francophone de Bruxelles », confiait il y a encore quelques semaines Michel Deurinck, co-fondateur de l’Européenne. Des propos confirmés à l’époque par une consultante française basée dans la capitale belge : « Génial, maintenant il ne nous reste plus que European Voice pour nous informer. A défaut d’analyses pertinentes, rien ne nous échappera des ragots colportés au sein de la Commission… ». Côté strasbourgeois, le ton n’était pas moins éloquent. « C’est un immense gâchis », relevait-on du côté de l’Assemblée des régions d’Europe. Quant à la population locale, celle-ci n’était pas en reste, un hôtelier alsacien allant même jusqu’à proposer de réunir des investisseurs capables de relancer le titre. Mais, en dépit des déclarations rassurantes du groupe Est Républicain – DNA, propriétaire du titre défunt, aucun plan de relance n’était alors sérieusement envisagé. Ou ne voulait l’être… Les francophones disparaîtraient donc de la scène médiatique européenne. De quoi faire mousser le champagne du côté de European Voice, désormais assuré de disposer d’un monopole de fait dans le traitement de l’information communautaire. Une perspective intolérable pour la rédaction belge de la Quinzaine, convaincue qu’ « un organe de presse européen de qualité en langue française a non seulement sa place sur le marché, mais qu'il est en outre indispensable du point de vue politique ».
 
www.leuropeennedebruxelles.com
..
..
> Les lecteurs ont la parole_!
Vous pouvez nous écrire, engagez vous dans le débat... Vous pouvez nous écrire. N'oubliez pas de de préciser à quel article vous faites référence.
..
..

L'EUROPE A STRASBOURG
>Article
..
STRASMAG
>ACCUEIL
>EUROPE
..
LECTEURS
>Ecrivez nous!
>Courrier
..
..

    ..
..
     
     


| © Les auteurs / Strasbourg Webmag, 2004. Tous droits réservés.
| Toute utilisation ou reproduction doit faire l'objet d'une demande écrite.
| Les documents sont publiés sous la responsabilité de leurs auteurs.