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| > Les vieux démons |
Mercredi 17 novembre, lors des débats sur la Politique Etrangère et de Sécurité
Commune (PESC), M. Charles de GAULLE (NI, F) a estimé que celle-ci "ne peut que raviver les rivalités
sur le continent européen". Ainsi "l'Allemagne espère retrouver une crédibilité
et (pour elle) la construction de la politique étrangère n'est qu'un moyen pour masquer une politique
de puissance. Le véritable enjeu constitue
pour elle la recherche de l'arme nucléaire qu'elle ne possède plus".
Rien n'a donc changé depuis un demi-siècle de construction européenne. Les barbares vert-de-gris
se sont simplement camouflés en verts tout court. Et ils attendent leur heure. D'ailleurs, dit-on, les officiers
de la Bundeswehr fêtent (discrètement) Sedan... Et la France, sous l'effet du somnifère communautaire,
s'apprête à partager la dissuasion nucléaire ! Plus un poilu dans les tranchées, pour
marcher gaiement vers la mort (gaiement : ex. marchons gaiement vers la mort, Petit Dictionnaire Larousse, 1917),
plus de Ligne Maginot pour faire face à la ligne Siegfried (Nous irons pendre notre linge...) !
N'en doutons pas : dans l'esprit de M. de Gaulle, le Traité de Paris, instituant en 1951 la Communauté
Européenne du Charbon et de l'Acier, devait avant tout permettre de contrôler l'usage que l'Allemagne
allait faire des ressources de la Ruhr... |
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| > Und Jesus sprach, hüte dich vor den Lohtringer, und weinte bitterlich... |
Europe des nations, Europe des régions, Europe des clochers ? N'hésitons pas
à balkaniser l'Europe, à raviver les vieilles discordes, d'ailleurs en voilà une : pouvons-nous,
Alsaciens, pardonner les massacres de Dettwiller et de Saverne (1525, Guerre des Paysans) ? Pouvons-nous laisser
sans réponse l'affront que constitue cette plaque commémorative dans chapelle des Cordeliers à
Sarrebourg (par ailleurs célèbre pour son vitrail de Chagall) rappelant qu'en ce lieu, en l'an 1525,
le Duc Antoine de Lorraine s'est recueilli "avant de courir sus aux rustauds d'Alsace" ? |
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| > Soyons sérieux... |
La PESC est une nécessité. La cacophonie européenne en matière
de politique étrangère a été catastrophique pour l'ex-Yougoslavie, l'Allemagne se dépêchant
de reconnaître la Croatie, la France soutenant (discrètement) trop longtemps la Serbie... Combien
d'années de guerre (fraîche et joyeuse) une politique commune et ferme aurait-elle pu éviter
?
M. de Gaulle fait grand cas de la dissuasion française. Elle n'a pas empêché notre grand pays
d'être à la botte des Etats-Unis en 1990 (Guerre du Golfe). La domination économique se compte
aussi au nombre de porte-avions... |
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| > La Thétchénie aujourd'hui |
Il faut savoir tirer les leçons de l'histoire_: l'Europe a des valeurs à défendre. Mercredi après-midi,
le Président en exercice du Conseil, M Kimmo SASI a rappelé que si l'Union européenne a toujours
condamné le terrorisme, elle estime que la lutte contre ce dernier doit se faire en respectant les droits
de l'homme. Pour le Commissaire, M. Chris PATTEN, "l'Union européenne est confrontée à
un terrible dilemme. En effet, elle pourrait remettre le partenariat avec la Russie en question mais, il faut être
conscient que ce n'est qu'en maintenant ce partenariat qu'on conserve des moyens de pression". M. Daniel COHN-BENDIT
(Verts/ALE, F) souhaite “que cessent l'hypocrisie et le double langage. L'intervention en Tchéchénie
n'est pas un problème intérieur et, c'est au nom de valeurs communes à l'humanité que
l'on doit mobiliser le droit d'ingérence. Il faut geler l'aide à la Russie, non pas pour exclure
ce pays, mais pour l’inclure dans nos valeurs communes”.
Vivement la PESC... |
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| L'EUROPE A STRASBOURG |
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