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20 janvier 2003
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| >Invité la semaine dernière en session plénière
au Parlement, le premier ministre grec, Konstantinos Simitis, a développé les axes prioritaires de
la présidence hellénique. Cinq chantiers que n'entamera en rien un éventuel conflit en Irak
et qui ne souffrent pas de la comparaison avec les douze travaux d'Hercule. |
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En déclarant la semaine dernière devant le Parlement européen que « le programme de
la présidence grecque consisterait à relever le défi européen mais également
le défi de la conjoncture internationale », le premier ministre hellénique, Konstantinos Simitis,
a rapidement levé le voile sur les ambitions de son pays. Longtemps perçue comme la quatrième
roue du carrosse européen, Athènes entend défendre cinq priorités au cours de ses six
mois de présidence : mener à bien l'élargissement de l'Union à 25 membres, redynamiser
l'économie européenne et renforcer la cohésion sociale, lutter contre l'immigration clandestine,
rapprocher l'Union de ses citoyens, et développer la politique européenne de défense et de
sécurité commune. Car si le programme est ambitieux, il répond à des exigences nouvelles,
précise Konstantinos Simitis : « L'Union européenne est entrée dans une ère de
transformation historique dans laquelle la Commission, le Parlement, le Conseil et les peuples de l'Union vont
contribuer à l'intégration européenne. Nous évoluons aujourd'hui dans un système
mondial dans lequel nous devrons nous battre pour défendre la paix, la coopération et la justice
».
Relever ce défi passe inéluctablement par une réussite de l'élargissement à
25 et plus. Dès lors, non seulement Athènes souhaite mener à terme la signature des traités
d'adhésion le 16 avril prochain, mais elle entend aussi accompagner la Bulgarie et la Roumanie dans leurs
démarches d'accession d'ici à 2007. Concernant la Turquie, les vieilles querelles semblent enterrées,
Konstantinos Simitis se déclarant prêt à soutenir Ankara dans sa volonté de conduire
des réformes nécessaires à son éligibilité en tant que candidate à l'entrée
dans l'Union. Sur le plan économique la présidence désire entre autres approfondir la libéralisation
de certains marchés, dont l'électricité et les télécommunications. Pour ce qui
est des domaines de l'immigration et de la citoyenneté, M. Simitis a réaffirmé sa volonté
de combattre la pauvreté, l'oppression sociale, de renforcer la protection contre l'immigration clandestine
et de resserrer les liens entre l'Union et ses citoyens en accord avec les travaux de la Convention.
Sur le plan international, et même s'il n'arrive qu'en cinquième position, l'un des axes majeurs de
la présidence grecque tiendra à la poursuite du chantier de la défense et de la sécurité
européenne alors même qu'un troisième conflit en Irak se dessine. Si la Grèce estime
que la paix est nécessaire et veut éviter la guerre, son premier ministre rappelle qu'en cas de conflit,
il serait souhaitable que l'Europe parle d'une seule voix sur la scène internationale. « Mais que
l'n se rassure, prévient Konstantinos Simitis : « Ce serait une grave erreur de dire que l'on va régler
la question de l'Iraq avant de s'occuper des autres priorités communautaires. Il faut agir, et c'est ce
que nous allons faire, parce que cela est le devoir de la Présidence ». |
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