|
|
 |
|
13 août 2000
|
| >Aux quatre coins de l'Europe... |
 |
|
Luc Grün, Carnassiers, huile sur toile
|
"
La violence ne conduit pas vers des solutions mais à de nouvelles
violences " a déclaré le Secrétaire Général
du Conseil de l'Europe, Walter Schwimmer, le 9 août en réaction aux récentes attaques terroristes perpétrées
en Espagne, à Moscou et en Corse.
" Indépendamment de ceux qui sont les responsables de
ces assassinats ou qui en revendiqueront jamais la responsabilité, il s'agit de simples actes criminels
qui doivent être dénoncés par tous ceux qui préconisent les solutions politiques ". Et Le Président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de
l'Europe, Lord Russell-Johnston,
s'associe à cette ferme condamnation.
Violence aveugle, ou barbarie bien ciblée, le terrorisme occupe une fois encore le devant de la scène
en Europe. Au Daguestan,
un attentat a fait deux victimes civiles, en Tchétchénie, deux officiers russes ont été décapités et à
Moscou une bombe
a explosé dans un passage souterrain. En Espagne, l'ETA a fait de nouvelles victimes, dont Jose
Maria Korta et l'ex-préfet Juan
Maria Jauregui, et quatre de ses propres militants qui ont sauté
avec leur bombe...
Le contexte est cependant très différent. Dans le premier cas, il s'agit de la poursuite de la guerre
russo-tchétchène par d'autres moyens. Et l'Histoire nous a montré, que bien des fois, les
"terroristes" se révèlent être, à l'issue du conflit, des héros de
la résistance à l'oppresseur. Certains, comme Nelson
Mandela, accèdent même aux plus hautes fonctions de
l'Etat. Reconnaissance à posteriori de la légitimé de leur lutte armée clandestine
?
Je me garderai bien de désigner les criminels ou encore de dresser une fallacieuse comptabilité des
exactions d'un côté et de l'autre : cette guerre toute entière m'est insupportable. Pour quelques
champs de pétrole, pour quelques bulletins de vote, pour faire oublier le marasme économique...
Toute autre est la situation en Espagne. La dictature franquiste a pu autrefois susciter une sympathie en faveur de l'ETA, perçue
comme dépositaire du "no pasarán" républicain. Aujourd'hui il n'y a plus de caudillo.
Et si les attentats réussissaient à arracher l'indépendance du Pays Basque, le pouvoir que
mettraient en place d'anciens clandestins marquerait un grand bond ... en arrière. Les "révolutionnaires"
et les poseurs de bombes sont par essence de piètres démocrates. L'ETA n'a d'ailleurs plus guère
de soutien populaire...
Mais que ce soit ici ou là, chaque victime est une victime en trop. |
 |
 |
| > Les lecteurs ont la parole_! |
| Vous pouvez nous écrire, engagez vous dans le débat...
Vous pouvez nous écrire. N'oubliez pas de de préciser à quel article vous faites
référence. |
 |
..
|
| L'EUROPE A STRASBOURG |
| >Article |
 |
|