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13 septembre 2006
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| >Les questions économiques sont restées en second plan... |
C’est un hémicycle clairsemé qui a débattu du rapport Belder portant sur les relations sino-européennes.
Durant la discussion, les questions économiques sont restées au second plan, et les eurodéputés
ont surtout parlé de la question politique de l’Etat de droit, à laquelle est bien sûr liée
celle des droits de l’homme.
Les Verts souhaitent un dialogue « entre amis » basé sur des valeurs fondamentales,
comme la liberté de confession ou la liberté d’expression (les serveurs internet Google et Yahoo
contribuent à la censure imposée par le gouvernement chinois). L’Union Européenne doit encourager
une modernisation de l’économie chinoise afin de limiter le travail des enfants et les risques de pollution,
liés à la mondialisation .
Le groupe confédéral de la gauche unitaire européenne / gauche verte nordique ironise sur
ce que serait la politique conjointe de Europe - Etats-Unis qui organiserait des relations stratégiques
en Chine. « Mais sur quels points faut-il la mener ? La peine de mort ? Le respect du droit
international ? [...] Les changements climatiques ? » De plus, conseiller des principes et
des politiques à suivre manque de sérieux, car on imagine mal le même procédé
en sens inverse.
Le groupe Indépendance et Démocratie remarque que la Chine a intégré des principes
capitalistes. Ils ont permis certains progrès économiques, mais « survivre avec un
parti unique est une hérésie » : à quand la promotion des attentes du peuple
et non de celles du parti communiste ?
Les Chinois ont certes un potentiel démographique énorme, mais la dictature remplit les prisons de
« dissidents politiques » ou « religieux ». Par contre, les élus
libéraux soulignent que le commerce a contribué à réduire la corruption.
La tendance générale est d’approuver l’embargo sur les armes tant que des avancées dans l’épineux
dossier des droits de l’homme ne sont pas constatées. En effet, malgré la signature des deux pactes
fondamentaux des Nations Unies sur les droits économiques, sociaux et culturels (1997) et sur les droits
civils et politiques (1998), la Chine ne reconnaît toujours pas de syndicats libres, les minorités
sont réprimées, le trafic d’organes prélevés sur donneurs non consentants se développe
et la situation au Tibet reste très inquiétante. Enfin, les engagements chinois concernant l’application
des principes de l’Organisation Mondiale du Commerce ne sont pas respectés.
Le rapport Belder est finalement adopté malgré l’hostilité des députés des groupes
de la gauche unitaire européenne / gauche verte nordique, pour l’Europe des nations et l’Indépendance
et Démocratie.
Dans l’hémicycle, l’ambiance était quelque peu légère : une séance de nuit
et à peine une cinquantaine de parlementaires pour débattre des relations avec le second partenaire
de l’Union Européenne. D’ailleurs, la présidence finlandaise au Conseil Européen n’avait pas
jugée utile d’être représentée.
A la veille de la Conférence d’Helsinki consacrée aux relations Europe - Asie, l’Union Européenne
envisage de façon bien désinvolte ses relations extérieures. Triste perspective ! |
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