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Un millier de personnes se sont réunies samedi 3 mars à
14h, place de la République à Paris… D'un pas lent le cortège s'est dirigé vers la
Place Vendôme, où le chef de Cabinet de Marylise Lebranchu a reçu une délégation.
La première manifestation « blanche » sur le territoire français s'est déroulée
dans le recueillement. Elle voulait être un support d'information. Informer la société que
de nombreux jeunes gens n'osent pas porter plainte, l'informer sur l'action des associations qui agissent pour
le respect de l'enfant mais aussi dénoncer que bien souvent la parole des enfants n'est pas prise en compte.
A la tête du cortège, les familles des disparues de l'Yonne suivent les dirigeants des associations,
comme le « Collectif Parents Protecteurs » et « Collectif Sauver l'Enfance en Danger ».
Une après-midi pour répondre à l'appel d'une vingtaine d'associations. Un mot d'ordre commun
à ses associations : « Protégeons nos enfants ».
Peu de politiciens étaient présents. Les échéances municipales les freinent sûrement
dans leur élan de générosité... Les discussions entre les manifestants condamnaient
tout acte de pédophilie et dénonçaient les réseaux pédophiles existants et connus,
mais aussi la politique laxiste des pouvoirs publics concernant les affaires de pedo-criminalité. Sylviane
Ainardi, Députée européenne et Dirigeante nationale du PCF, présente samedi, regrette
dans sa lettre ouverte au gouvernement que « la prise de conscience » des nombreux abus d'enfants «
ne se traduise pas aujourd'hui par une politique publique cohérente et conséquente ». Elle
ajoute à notre correspondant que la politique du gouvernement est « insuffisante » sur ce sujet.
Dans le même sens, Le Doc ancien animateur de l'émission à scandales de Fun Radio, qualifie
de la même manière la politique du gouvernement. Nous lui avons demandé quel était le
motif de sa présence. « A travers mes émissions radio et suite à des interventions d'auditeurs,
j'ai compris que certains d'entre eux avait été abusé sexuellement. Le viol est un désastre
moral. Il faut agir pour protéger l'enfant : c'est un devoir sacré ! ». De plus il ajoute que
le rôle d'informateur, et de dénonciateur de certains médias fut plus qu'important. Il vrai
que les récentes affaires, comme celle de l'Yonne, intéressent les médias. De nombreuse télévisions
nationales et étrangères comme la Rai Uno, avaient fait le déplacement.
Les banderoles émeuvent : « Ils ont confié mon fils, violé à son violeur : son
père. » accuse une mère ; « J'avais 4 ans et demi, mon papa a fait des guilis. Il m'avait
interdit de le dire à maman. Pourquoi ? »…
Vers 17 h, les porte-paroles sont entrés au Ministère de la Justice pour présenter au chef
du cabinet du Ministre de la Justice les inquiétudes et revendication des parents. Si la Justice est parfois
« aveugle », il faut espérer qu'elle ne restera pas « sourde » aux cris des enfants
et des parents.
Un homme loin de l'agitation s'éloigne, une phrase placardée sur son dos : « L'enfance c'est
l'innocence, alors vigilance ». Les derniers manifestants dans un dernier geste commun lâchent leur
ballon blanc… « Que sont les droits de l'homme sans les droits de l'enfant ? ». |
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