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..FRANCE
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Une Marche Blanche pour réagir…
..Thomas Risch
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6 mars2001

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>Paris...
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Un millier de personnes se sont réunies samedi 3 mars à 14h, place de la République à Paris… D'un pas lent le cortège s'est dirigé vers la Place Vendôme, où le chef de Cabinet de Marylise Lebranchu a reçu une délégation.
La première manifestation « blanche » sur le territoire français s'est déroulée dans le recueillement. Elle voulait être un support d'information. Informer la société que de nombreux jeunes gens n'osent pas porter plainte, l'informer sur l'action des associations qui agissent pour le respect de l'enfant mais aussi dénoncer que bien souvent la parole des enfants n'est pas prise en compte. A la tête du cortège, les familles des disparues de l'Yonne suivent les dirigeants des associations, comme le « Collectif Parents Protecteurs » et « Collectif Sauver l'Enfance en Danger ». Une après-midi pour répondre à l'appel d'une vingtaine d'associations. Un mot d'ordre commun à ses associations : « Protégeons nos enfants ».
Peu de politiciens étaient présents. Les échéances municipales les freinent sûrement dans leur élan de générosité... Les discussions entre les manifestants condamnaient tout acte de pédophilie et dénonçaient les réseaux pédophiles existants et connus, mais aussi la politique laxiste des pouvoirs publics concernant les affaires de pedo-criminalité. Sylviane Ainardi, Députée européenne et Dirigeante nationale du PCF, présente samedi, regrette dans sa lettre ouverte au gouvernement que « la prise de conscience » des nombreux abus d'enfants « ne se traduise pas aujourd'hui par une politique publique cohérente et conséquente ». Elle ajoute à notre correspondant que la politique du gouvernement est « insuffisante » sur ce sujet. Dans le même sens, Le Doc ancien animateur de l'émission à scandales de Fun Radio, qualifie de la même manière la politique du gouvernement. Nous lui avons demandé quel était le motif de sa présence. « A travers mes émissions radio et suite à des interventions d'auditeurs, j'ai compris que certains d'entre eux avait été abusé sexuellement. Le viol est un désastre moral. Il faut agir pour protéger l'enfant : c'est un devoir sacré ! ». De plus il ajoute que le rôle d'informateur, et de dénonciateur de certains médias fut plus qu'important. Il vrai que les récentes affaires, comme celle de l'Yonne, intéressent les médias. De nombreuse télévisions nationales et étrangères comme la Rai Uno, avaient fait le déplacement.
Les banderoles émeuvent : « Ils ont confié mon fils, violé à son violeur : son père. » accuse une mère ; « J'avais 4 ans et demi, mon papa a fait des guilis. Il m'avait interdit de le dire à maman. Pourquoi ? »…
Vers 17 h, les porte-paroles sont entrés au Ministère de la Justice pour présenter au chef du cabinet du Ministre de la Justice les inquiétudes et revendication des parents. Si la Justice est parfois « aveugle », il faut espérer qu'elle ne restera pas « sourde » aux cris des enfants et des parents.
Un homme loin de l'agitation s'éloigne, une phrase placardée sur son dos : « L'enfance c'est l'innocence, alors vigilance ». Les derniers manifestants dans un dernier geste commun lâchent leur ballon blanc… « Que sont les droits de l'homme sans les droits de l'enfant ? ».
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