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| >Répression et punition... |

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"C'est une manière de dire aussi peut-être:
Regardez ce que vous faites de nous"
Tonio, en prison
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Une des questions fondamentales de la condition humaine est celle de la Liberté.
Liberté, que seul l'être pensant éprouve de façon consciente,
et sur laquelle il peut agir et décider pour d'autres.
En effet, de par sa force, sa position, son pouvoir, quelqu'un peut priver de liberté un autre être
vivant. Parce qu'il a jugé qu'il en était mieux ainsi, pour des raisons de protection civile ou de
préservation (d'une espèce, lorsqu'il s'agit d'animal dans un zoo etc...).
On dit que plus une société mûrit et se civilise, plus elle se démocratise.
Ce qui signifie, qu'une population "instruite" délègue, par les urnes, le pouvoir de faire
exécuter des lois, pour le bien de tous.
Il va sans dire que des mesures répressives ne sont pas absentes d'un tel système, même si
la tolérance des "pouvoirs publics" s'accroît, dès lors que l'individu est considéré
comme adulte, et ne trouble pas "l'ordre public". Mais qu'est-ce que l'ordre public? C'est un autre (et
vaste) débat!
Il est nécessaire d'avoir une police et un système judiciaire qui éliminent le plus possible
ce qu'il peut y avoir d'arbitraire dans toute procédure.
Le Dr Véronique Vasseur, médecin-chef à la maison d'arrêt de la Santé,
a dénoncé les archaïsmes de notre système carcéral, contraires à la convention
européenne des droits de l'homme, révélant ainsi les failles de notre Justice.
Il paraît indigne, en effet, d'une nation civilisée, de se comporter avec des êtres humains,
quelle que soit la faute commise, comme on n'oserait le faire avec des animaux... de peur d'une levée de
boucliers de la part de la SPA!
Il est temps de s'interroger sur le sens de tels usages. Quel est le but recherché?
Au pays des Droits de l'Homme, peut-on être dupe un seul instant de l'utilité d'une
telle punition? L'incarcération, lorsque le jugement n'a pas été prononcé, et même
en cas de peine jugée de façon régulière, peut-elle avoir un effet positif?
Si l'on n'apprend pas aux laissés pour compte ce que sont le respect et la dignité, comment pourront-ils
le découvrir? En prenant modèle sur leurs codétenus en col blanc ?
Une étude sur l'origine des actes délinquants, ainsi qu'une véritable éducation des
prévenus paraîtrait plus constructive, si l'on voulait prendre le temps de soigner et non se contenter
de "mettre à l'écart" une population malade. Cela demanderait de s'en donner les moyens.
Notons au passage que les sociétés les plus violentes sont celles où la femme est mise
à l'écart, voire maintenue dans un état de domination et de dépendance ...
Notre ministre de la justice est une femme, de même que le médecin de la prison de la Santé.
Les femmes ne savent peut-être pas faire de la politique, mais elles savent avoir des sentiments...
Et c'est malheureusement, trop souvent ce qu'on leur reproche. |
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