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..FRANCE
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Le quinquennat nouveau est arrivé
..Perculatum
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 Interrogations...

8 juillet 2000

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>Etat des lieux
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La principale faiblesse de la quatrième République était, nous le savons tous, son instabilité et son impuissance. La cinquième a pour l'essentiel résolu ce problème. C'est là un mérite indiscutable (même pour un non gaulliste).


Les Français semblent globalement satisfaits de leur constitution, alors
pourquoi le quinquennat ?


- parce qu'ils le souhaitent ? (malgré ce qui précède)
- parce que c'est plus moderne ?
- parce que c'est plus démocratique ? (à voir)


Mais
pourquoi maintenant ?
- par souci de popularité dira-t-on.

Pourtant, rien ne permet d'affirmer qu'une mesure facile à prendre, sans doute populaire mais qui intéresse peu aura une incidence sur la cote de popularité des politiques.
Faut-il y voir une grande idée à vocation partisane ou au moins stratégique (je vois sourire les anti-mitterrandistes ) ? Je me refuse à le croire.
La première présentation du
quinquennat sec par le Président de la république, qui ne s'est alors guère engagé, n'a pas mobilisé les foules, comme l'explique clairement le quotidien "Libération" (19-06-2000), mais plutôt suscité le désintérêt, forme supérieure du désaveu en politique. Entre-temps, Jacques Chirac a radicalement corrigé le tir lors de son allocution télévisée du 6 juillet.
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>L'explication est ailleurs
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Les motivations sont, comme d'habitude, "psychanalytiques" . J'entend par là qu'elles se situent dans le non-dit ou plutôt dans l'art de l'omission.
L'opinion publique aurait le sentiment diffus d'un certain déséquilibre des pouvoirs, de l'excès de pouvoir Présidentiel au regard de la responsabilité politique limitée du chef de l'Etat. En somme, la solution résiderait dans la multiplication des échéances électorales.
Or, nous sommes loin du consensus avec notamment l'hostilité d'une partie de l'opposition UDF ("Le Monde" du 13-06-2000 "
Non au quinquennat sec " ).


En fait, le septennat n'est pas en premier lieu une affaire de durée, mais davantage une affaire de décalage entre les deux grandes élections pour permettre cette distance souhaitée entre le pouvoir présidentiel et le pouvoir gouvernemental (la cohabitation en étant alors le prix éventuel).
Cette différence est clairement expliquée par
François BAYROU (partisan du quinquennat), qui distingue vision présidentielle (avec hauteur de vue) et programme gouvernemental (compromis délicat ), toujours dans "Le Monde" du 13-06-2000. Cet argument utilisé en faveur du quinquennat paraît pour le moins fragile, voire ambigüe. Comment en effet faire coïncider ces deux principes dans le même calendrier ?
En l'espèce, la priorité est bien sûr la lisibilité et la clarté politique tandis que l'ennemi absolu est la cohabitation.
C'est un choix qui comporte le risque d'une évolution vers l'absolutisme présidentiel que
F. BAYROU dénonce.
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>Une alternative redoutable
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Mais revenons au quinquennat sec : il limite l'excès de pouvoir présidentiel et supprime en principe la cohabitation (sous condition). Tout cela semble idyllique…à première vue.


Un autre argument plaide en fait contre le fameux quinquennat sec. A savoir la responsabilité du Président qui peut s'exercer par référendum, à condition qu'il l'engage. (Cette responsabilité " souple " qui a déterminé le départ du
Général De Gaulle en 1969).
Pour simplifier, il existe trois alternatives si on raisonne en terme d'équilibre du pouvoir exécutif:
- le maintien du statu quo avec un pouvoir présidentiel déséquilibré (ou en gros: au moins à l'équilibre non explicitement constitutionnel )
- le quinquennat sec (on admet alors l'amendement de bon sens qui voudrait que les présidentielles précèdent les législatives.)
- le basculement vers une des formes traditionnelles de la démocratie représentative (qui ne semble pas souhaitée par les Français) : le régime parlementaire ou le régime présidentiel.
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>Conclusion
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Les alternatives sont difficiles. Pour certains, la meilleure solution (ou la moins mauvaise) serait la version de
F. BAYROU. C'est-à-dire un quinquennat non sec et même sans doute encore plus largement " arrosé ".


On devine
les difficultés :
- l'effacement du législatif
- son instabilité (des programmes politiques impossible dans le cadre imposé d'une vision globale.)
- le blocage des institutions …
Mais en admettant que cette solution soit adoptée la pratique répondra à ces questions. Et on sait par expérience qu'elle réserve parfois des surprises...
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