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Les organisateurs, au Club de la Presse
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“Hitler pensait que “l’image-mot”, selon ses propres termes, était un des éléments
essentiels du langage national-socialiste. Le gouvernement de Vichy collabora à la mise en place de ce langage,
alors qu’en Alsace, tout autre système
d’images que celui des nazis était prohibé.”
Ces images célébraient, bien sûr la collaboration.
“Cependant, l’exclusion et la répression formaient un obsédant écheveau visuel
jusque dans les moindres détails administratifs, pour aboutir au port de l’étoile et à "l’Affiche
rouge”.
...
“La Résistance se fixa comme une mission essentielle de répondre à la propagande et aux signes
de l’ennemi.”
“Les graffitis sur les murs débutèrent dès
fin 1940. La lettre “V” mille fois inscrite, prolongée en “signe sonore” sur les ondes de la BBC, devint
un signe de ralliement, qui inquiéta suffisamment les nazis pour qu’ils tentent de se l’approprier.”*
Ce combat des signes, fut une véritable guerre. Signes et images étant utilisés
comme des armes, opérant un véritable quadrillage des consciences et de la situation.
“Les enseignements de ce passé brûlant, servent à éclairer notre futur.”
Tel est le contenu de cette exposition, objet de deux années d’études approfondies. A ne manquer
sous aucun prétexte.
* En morse le “V” se tape "... _" et sonne comme l’ouverture de la cinquième symphonie de Beethowen.
Ce signe est apparu contre le symbole
francisque et la croix de lorraine.
Il fut graffité, orna le fait de monuments, et fut même évoqué par la fumée des
avions.
A notre époque de communication à outrance, il est important de se pencher sur la manipulation par
les signes, quels qu’ils soient, et d’y rester attentif.
La vigilance est plus que jamais de rigueur. Car les signes ont largement dépassé les images et les
sons.
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