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| >Mais que veulent les jeunes ? |

La question du CPE (contrat première emmerde pour les uns, contrat
première embauche pour les autres) se pose encore et toujours !
On ne cesse de se demander qui l’emportera dans cette lutte sans merci entre un gouvernement qui semble sourd et
buté, déterminé à imposer ses idées (« Un pour tous, tous pour un ! »).
De leur côté, les syndicats et associations d’étudiants à l’image des étudiants
eux-mêmes, sont décidés à ne pas se laisser marcher sur les pieds (sauf par les CRS,
puisque ne pouvant passer outre…). Le premier ministre déclarait être « un homme de dialogue »
alors pourquoi ce désaccord semble-t-il sombrer dans l’obstination, la fermeture aux négociations ?
D’un côté le camp du oui, de l’autre celui du non : cela semble rappeler le référendum
pour l’adoption de la constitution européenne.
Il faut aussi bien constater que nombre d’étudiants sont mal informés sur le sujet ce qui pousse
encore davantage à la confrontation violente (blocus des établissements). Cela créé
des tensions supplémentaires entre les étudiants favorables au blocus et ceux déconcertés
de ne pas pouvoir continuer à étudier dans de bonnes conditions.
Différents arguments ont été recueillis dans le but de savoir quels aspects du CPE dérangeaient
véritablement les étudiants :
- Certains évoquent le traditionnel « il est facile de nous licencier » en évoquant
notamment le fait qu’ « un employeur va être incité à embaucher s’il a besoin
de main d’œuvre et cela avec ou sans CPE ». De plus, ils estiment difficile d’organiser leur vie par
la location d’un appartement ou le fait de faire des emprunts. Ils regrettent également le manque d’arguments
convaincants émanant du gouvernement et sont sceptiques quant à l’efficacité de ce contrat
face au chômage.
- D’autres sont présents dans les manifestations pour protester face à d’autres problèmes
comme à l’Université Marc Bloch où « les filières des arts n’ont plus de
fonds suffisants ». De ce fait les « chargés de TD exercent gratuitement ce qui ne
peut pas durer éternellement ».
Concernant le blocus des universités, les étudiants sont partagés sur la question : certains
pensent que le majorité doit l’emporter, d’autres estiment que chacun est en droit d’étudier même
s’il s’agit d’une minorité.
Voilà trop longtemps que le désaccord concernant le CPE profite aux personnes ayant la volonté
de « casser du CRS » ou de détrousser ceux qui manifestent dans le calme, comme on
le constate notamment à Paris…
Le chef du gouvernement aurait-il peur de perdre la face s’il retirait le CPE, alors que les élections présidentielles
approchent à grands pas ? Cela épargnerait pourtant des vies, des blessures… |
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