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Rendez-vous gourmands...
..Andrada Noaghiu et Jean-François Kovar
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8 novembre2005

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>Sans relief …
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Du 22 au 25 octobre dernier s’est tenu à Paris, au Parc des Expositions de la Porte de Versailles, la 11ème édition du Salon du Chocolat. Ce prétexte d’un bref séjour dans la capitale fut aussi l’occasion de voir comment l’Alsace y était représentée.
Notons d’abord l’ambiance volontiers cosmopolite : l’Amérique latine offrait ses danses, la Côte d’Ivoire vantait ses cabosses, la Russie valorisait sa ganache à la vodka et le Japon exhibait ses bonbons surprenants aux allures de sushis.

Parmi les quelques cent quarante exposants, trois Alsaciens téméraires défendaient les couleurs régionales : Jacques Bockel (Saverne), Daniel Stoeffel (Haguenau) et la Marquise de Sévigné (Geispolsheim). Il est dommage que le raffinement, l’élégance, et la créativité de Thierry Mulhaupt et de Daniel Rébert aient déserté les stands. Le maître strasbourgeois s’est restreint à une conférence.

La Marquise occupait une place aussi effacée que son renom à Strasbourg : mis à part le musée du chocolat, inédit dans la région, elle reste gentiment – et simplement – honnête, sans véritable prétention.

On s’agitait bien plus autour des stands de nos deux autres régionaux : Bockel imposait ses monts impressionnants de « chocolat à la coupe » : ambiance marché de Noël garantie ! Stoeffel ne faisait pas non plus dans la fioriture : « pas de chocolat au fromage, basilic, algues ou encore vodka pour nous, ça touche trop peu de personnes », expliquait-il en mettant en avant le goût franc et traditionnel des pralinés, avec le même attachement que l’on aurait pour le caractère vrai et authentique du Baeckeofe de mémé ! Cela se défendrait bien mieux sans les emballages et catalogues aux allures semi-industrielles. Seule innovation : le chocolat au géranium. Ne manquaient plus que la cigogne ou l’Ami Fritz.

En somme, rien de désagréable. Que du traditionnel. Sans surprises ni émotions particulières. Bref, la juste caricature de l’Alsace… Dommage que l’audace n’ait pas été au rendez-vous cette année.
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>Gaston-Paul Effa : un philosophe en cuisine
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Gaston-Paul Effa témoigne d’un parcours peu commun. Né au Cameroun, à Yaoundé en 1965, il gagne la France à l’adolescence pour suivre des études secondaires au Collège Episcopal Saint-Etienne de Strasbourg. Un temps tenté par la vie religieuse, il entame une formation universitaire qui le porte à l’étude de la théologie et de la philosophie.
Marié à une Alsacienne, Gaston-Paul Effa est aujourd’hui établi en Lorraine où il enseigne la philosophie tout en menant une intense activité littéraire. Ses textes traduisent son humanisme et sa quête de l’identité africaine. « Mâ », publié en 1998, fut salué par le Prix Erckmann-Chatrian et le Grand Prix littéraire de l’Afrique noire. Son dernier opus « Voici le dernier jour du monde » vient de paraître aux Editions du Rocher.

Humaniste, Gaston-Paul Effa contribue au développement du Cameroun. Il y a dix ans, il ouvrait à Yaoundé un lycée privé en particulier consacré à l’instruction des jeunes filles. Aujourd’hui, il achève la construction d’une bibliothèque qui comptera parmi les principaux établissements culturels de la capitale camerounaise.
Pour financer ses projets humanitaires Gaston-Paul Effa a ouvert voici trois ans, sur les conseils avisés du fin gastronome qu’est Bernard Pivot, un restaurant qui célèbre les saveurs subtiles des cuisines africaines et antillaises. Etabli à Sarrebourg, en face de la gare, « A  la Table des Tropiques » porte au dépaysement. Esthète de la cuisine Gaston-Paul Effa vous propose de découvrir la richesse des traditions culinaires de l’Afrique noire. Il vous invitera à un parcours initiatique à travers des recettes raffinées héritées de ses parents. Du Cameroun au Sénégal en passant par le Mali, il vous invite à un délicieux voyage gastronomique qui vous permettra de savourer poissons, volailles et fruits tropicaux. Des plats aux arômes épicés qui ne manqueront pas de vous charmer.
Sûr qu’un détour par « A  la Table des Tropiques » s’impose. Votre rencontre avec Gaston-Paul Effa restera un souvenir émouvant. Lui qui insuffle tant de vie aux mots et aux mets…


A LA TABLE DES TROPIQUES

8, place de la Gare – 1er étage du Bar « Hacienda »
57400 Sarrebourg
Tel : 03.87.07.89.29
Ouvert midi et soir du mardi au dimanche
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