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| >A la manière d'Agatha Christie... |
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« Les Douze Crimes d'Hercule », le deuxième
roman en grand format de Paul Halter, vient de paraître au Masque. Il y reprend le thème mythologique
qui avait déjà inspiré Agatha Christie pour un recueil de nouvelles dans lequel Poirot réalise
« Les Travaux d'Hercule »
mais la comparaison s'arrête là
L'action se déroule
en Angleterre, de l'automne 1916 à l'automne 1917, où sévit un tueur en série qui se
croit investi d'une mission ce en quoi il ne se différencie guère de la plupart de ses «
collègues » : débarrasser la Terre d'un certain nombre d'individus particulièrement
détestables. Chacun de ses crimes est une ré-interprétation de l'un des douze travaux d'Hercule,
et chacune des victimes une « réincarnation » de l'un des ennemis que combattit le héros
grec. Il n'en faut pas plus à Owen Burns, le détective-dandy inspiré d'Oscar Wilde, pour tomber
en extase devant la « beauté » des crimes perpétrés par cet « artiste-assassin
». Avec le concours de son « Watson », Achille Stock, dont le récit à la première
personne constitue l'un des trois fils de la narration, Burns finira par démêler un imbroglio très
« haltérien ». Si cet aspect du livre une suite de crimes impossibles est donc bien dans
la tradition de ses romans, d'autres sont résolument plus modernes et reprennent des éléments
du thriller contemporain sur le thème du tueur en série, comme la scène du dragon symbole
du serial killer - dans le prologue, ou l'attente impuissante des enquêteurs qui en arrivent à espérer
que le prochain crime leur livrera des indices supplémentaires sur le modus operandi du tueur. Enfin, dès
le deuxième chapitre, le lecteur fait la connaissance d'une jeune femme qui ira s'installer dans la propriété
de Greenway autre clin d'il pour les fans d'Agatha Christie auprès d'un jeune homme prénommé
Hercule. Et lorsque un peu plus tard, le dénommé Hercule décide de changer le prénom
de la jeune femme en Déjanire, le lecteur féru de mythologie a déjà compris que tout
cela ne peut que très mal se terminer et, s'il connaît un tant soit peu l'uvre de Paul Halter,
certainement pas de la manière dont il l'avait prévu.
Paul Halter, Les Douze Crimes d'Hercule, Le Masque (Grand Format, février 2001) |
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