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| >Par delà le Bien et le Mal |
Yann Andréa ne se présente pas tout seul. Comme
du temps de Marguerite Duras, c'est un(e) autre écrivain(e) qui l'accompagne : Madeleine Chapsal.
Il est question de parler du livre... mais aussi de l'amour.
L'amour e(s)t la vie / l'écriture e(s)t la vie/ l'amour e(s)t la mort/ l'écriture e(s)t la mort/
Yann e(s)t Marguerite/ l'amour e(s)t Marguerite, mais surtout pas Marguerite e(s)t la mort.
Car Yann écrit à Marguerite dont il ne veut pas faire le deuil, car pour lui elle existe toujours.
Il est vrai qu'il l'a rencontré à travers ses écrits, qui eux sont éternels. Il a transcrit
ses paroles et leur vie commune passait par l'Ecriture. Un ménage à trois: Yann, Marguerite et l'Ecriture.
"Elle avait tout, elle était tout" dit-il.... avec son cheveu sur la langue, ses dents du bonheur,
son air de petit garçon charmeur et expressif, sa sensibilité à fleur de peau, et ses pieds
nus dans ses chaussures.
Madeleine lui demande comment il a pu la suivre tout au long de l'Agonie (elle était une amie du couple),
il répond:
"je n'avais pas peur d'elle, donc je n'avais pas peur de son état." Elle est partie aprés
lui avoir livré ses derniers mots (maux): "Duras n'est plus"... c'en était fini de l'écriture,
c'en était fini de l'écrivain(e)... elle est morte trois jours plus tard.
Que dire de cette impudeur que l'on peut trouver à raconter son histoire d'amour?
Il n'a pas osé en lire des pages devant Pivot; une dame le lui fait remarquer et il lit...l'adieu.
Il ressent la salle... comme il a dû écrire et ressentir l'amour... Il écrit pour ne pas disparaître
et son amie est là pour l'aider à dire, à être... Tout simplement parce que c'est beau,
parce que c'est écrit... et parce que tout cela se mélange; la littérature, la vie, Marguerite... |
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