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..RENCONTRES LITTERAIRES
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Catherine Cusset. "Confessions d'une radine". (Ed. Gallimard)

..Christine Stroh-Grün
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3 février 2003

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>Rencontre littéraire du 29-01-03
Catherine Cusset, telle la télé réalité, nous a habitué à ses confessions; Dans "Jouir" ou "La haine de la famille", entre autre, on apprend tout d'elle et de son éducation. Jusqu'au plus intime... Comme elle l'explique dans ce dernier ouvrage (qui n'est pas un essai, tient-elle à préciser), c'est peut être sa radinerie, qui la pousse à écrire tout ce qu'elle ressent. Tout ce qu'elle vit. Tel un recyclage permanent. Ici , rien ne se perd. Mais est-ce que quelque chose se e faille administrative Il est toujours intéressant de se retrouver (même partiellement), dans un cas particulier. Ca décomplexe; Car là, le cas est tout de même assez poussé. Surtout si l'on sait qu'il est auto-biographique! Catherine, qui est issue d'une famille bourgeoise, mais pas fortunée (fonctionnaires), elle même agrégée de lettres classiques, mariée à un américain, fait partie de cette classe moyenne, plutôt aisée, mais pas riche. Il est sûr que cette "entre deux eaux", n'est pas toujours confortable. Et l'éducation qui va avec non plus. On a découvert dans son dernier ouvrage, que son père avait la manie de comptabiliser très précisément les serviettes familiales, et d'accuser ses enfants de vol, lorsque, par malheur, il en manquait une. Ca vous marque nécessairement une personnalité, d'une manière ou d'une autre.
L'une ou l'autre personne du public n'a pu s'empêcher de proposer une éventuelle psychanalyse à l'auteure, afin de la délivrer de son mal. Celle-ci pensait son trait de caractère inné ou génétique. Mais il est certainement conjoncturel, au regard de ses écrits précédents. Et doit concerner bon nombre d'entre nous.
Brillante étudiante de normal sup, n'a-t-elle pas déjà dû s'approprier et garder en elle un savoir colossal, à l'utilité contestable, tout cela dans le but ultime de réussir de difficiles concours. Pour finalement s'assurer un emploi sûr mais peu rémunéré au regard de l'effort accompli?
Comment ne pas ressentir un besoin de rentabiliser tout ce travail immatériel?
Finalement, on a tendance à penser comme l'a évoqué Catherine Cusset, que cette forme de raisonnement pourrait appartenir à la culture française, qui est en quelque sorte une culture de bas de laine, de thésaurisation. Peut-être liée à une éducation (nationale), bien spécifique? Où la rentabilité doit être matérialisée systématiquement par une note au dixième de point. Favorisant l'individualisme?
Mais je m'égare, en partant des affres de cette jeune fille rangée, issue d'une grande Ecole à la française, à l'aise et qui malgré tout ne peut s'empêcher de voler; Me voilà partie dans une théorie réformiste des institutions scolaires (point de départ des institutions tout court).
On ne se refait pas!
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