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| En attendant de pouvoir commander "Nicolas"... |
| >Mort à Venise?... |
En authentique mexicain (d'origine), le roman de Dominique Fernandez
à pour thème essentiel, l’Amour. L’Amour et la Mort. Eros et Thanatos.
Comment vivre l’Amour (agape), en ces temps de permissivité ?
En faisant la rencontre... d’un Russe.
Dominique Fernandez aime voyager pour se chercher. Il a un goût prononcé pour la langueur des pays
du Sud, dont Naples.
Pour lui, contrairement à Moscou, ville, de business, Saint Petersbourg, a cette langueur orientale des
pays chauds.
C’est dans ce contraste entre spiritualité, extases intellectuelles et esthétiques, mélangé
à un certain laisser aller et laisser faire (dans la corruption de quelques-uns et le délabrement
des autres), que l’auteur se sent à l’aise. Loin de la pression rigoriste des villes du Nord, ou l’esprit
malveillant d’un certain parisianisme mondain.
Ce n’est donc qu’avec un russe qu’une histoire d’amour aussi pure et platonique pouvait avoir lieu.
“Un beau spectacle russe, hein, mes amis ? Le combat de la chair et de l’esprit, qui n’a d’issue que dans le meurtre.”D.F.
Lit-on sur la quatrième de couve.
Nicolas, le héros suscite des passions dont il n’est ni conscient, ni coupable, mais dont l’issue peut-être
sanglante.
Cette rencontre s’inscrit dans une traversée de l’Europe, et s’arrête vers la page 40 à Strasbourg.
On apprécie le décor auquel nous sommes familiers (ce qui n’est pas courant dans les romans), décrit
sur une dizaine de pages. Mais on déplore certains noms de restaurant, hôtel, librairie (une dizaine
de lignes lui sont consacrées), quotidien local, cités de façon par trop appuyée. Le
naturel en pâtit.
Le deuxième volet du livre déplore l’anti-sémitisme russe et la xénophobie. “Et pourtant,
Trotsky était juif !”
Dominique Fernandez, bien que gay lui-même, (et ayant publié un livre sur le PACS l’an dernier), décrit
ce monde de la nuit de façon très négative. Et là, on pense qu’il sait de quoi il parle.
Et qu’un peu d’esprit critique est parfois bienvenu, dans une communauté dont on n’ose plus dire le moindre
mal, tant elle est militante et parfois agressive.
Dans notre époque : “on consomme plus qu’on aime”, dit l’auteur...
A méditer... |
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