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| >Splendeur et décadence |
Amélie Nothomb, jeune écrivain(e) de 29 ans a
déjà beaucoup fait parlé d'elle en huit ans. C'est une jeune femme très médiatique
qui draine un public extrêmement divers et pas forcément littéraire.
La voir de près surprend par rapport à l'image qu'elle donne dans les médias. Elle est plus
fluette, plus menue et beaucoup plus réservée, ponctuant ses phrases de "heu" hésitants.
Néanmoins, son langage est choisi, un peu "vieille France", ce qui, me direz-vous est le comble
pour une belge.
Sans même qu'elle ne soit présentée au public, signe de notoriété, elle entre
dans le vif du sujet.
Amélie a voulu un jour devenir Dieu. A défaut, elle est retournée au Japon où elle
est née, afin de faire carrière dans une importante entreprise nippone. Partie pour y être
interprète, elle se heurte à cette société si raffinée dont elle croyait avoir
exploré tous les méandres. Elle comprend vite qu'elle n'est qu'une fourmi lorsqu'elle se voit imposer
la place qui lui revient_: "dame pipi".
Amélie ne se déjuge pas pour autant. Elle n'en veut pas à ces gens et tient toujours la société
japonaise pour la plus raffinée qui soit.
Si le titre sonne comme "Cri et chuchotement", ce n'est certainement pas un hasard.
"Stupeur et tremblement" décrit la descente aux enfers de la désillusion, d'une admiratrice
déçue et déchue. Malgré un effort énorme d'adaptation (elle se croyait japonaise),
elle se rend compte qu'un simple occidental n'arrivera jamais à la cheville d'un nippon.
Lettrée, écrivain certainement, mais sans souci d'analyse politique, ethnologique ou psychologique,
Amélie Nothomb décrit précisément ce qu'elle a vécu durant son année
dans une entreprise japonaise. En admettant qu'aucun fait n'ait été modifié, nous voilà
face à un choc culturel qui fait l'effet d'un coup de poing... |
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