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..RENCONTRES LITTERAIRES
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J.B Pontalis. "Fenêtres". Ed. Gallimard.
Un vocabulaire privé.

..Christine Strohl-Grün
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 1er mars 2000

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>Les psychanalystes parlent aux psychanalystes...
C'est l'histoire d'un psychiatre et psychanalyste, présenté par un de ses pairs, qui le désigne comme "une référence" dans le domaine. Lui-même se réfère au "père de la psychanalyse". Il est l'auteur Du Dictionnaire de la Psychanalyse.
A cinquante ans, son renom et sa "carrière" ont atteint leur apogée. Il épouse en deuxième noce une femme (probablement jeune), puisqu'elle lui donne deux enfants. C'est à partir de là qu'il se met à écrire, explique-t-il " HEIGHT="6" ALIGN="BOTTleu2s i, dédie ce livre à sa fille. Il a soixante quinze ans à présent (et ne les paraît pas!)

Ce petit ouvrage de 170 pages environ est écrit à la manière de "la première gorgée de bière" de Philippe Delerm. Ce style qui plonge dans la nostalgie de l' enfance, connaît un très grand succès en librairie et les éditeurs en sont friands!
N'empêche, on ne s'improvise pas écrivain.
"Un livre est fait pour être oublié", lance l'"agrégé" de philo -dixit- (il n'y a plus de philosophe!), qui a accompagné son copain. (Les mêmes compères que lors de la Rencontre avec leur collègue B.
Baas).

Comme j'ai fait référence à Freud (au sujet d'une certaine forme de
dictature de la pensée) lors des événements autrichiens, dans mon édito du 7 Février 2000), notre collègue "parano"est tombé en arrêt sur la couverture de "l'Evénement du jeudi" du 17 au 23 février, qui titrait: "voilà les maux qu'il soignerait aujourd'hui, FREUD mode d'emploi". A la page sept du magazine, un titre en rouge: "là où était le ça, le moi doit advenir." Cette modernité de Freud, c'est l'Autriche de l'an 2000." Les différents articles de ce dossier n'étant pas signés (seules des initiales apparaissent), je ne sais à qui les attribuer, mais à la page douze, je tombe sur un entretien consacré à J.B. Pontalis soi-même.
J'y apprend qu'il est passé de la philosophie à la psychanalyse (Le Professeur
Abécassis avait fait l'inverse).
Même si, comme pour l'auteur, toute notion de guide nous est insupportable - Freud avait, paraît-il, magistralement abordé ce thème dans son livre visionnaire: "Psychologies des foules et analyse de moi" - nous, nous méfions également de certains guides mentaux, que la pensée de Freud aurait pu incarner à son insu.
J.B. Pontalis conclut l'article par ces phrases: "Il est plus facile de dénoncer la dictature d'un homme, si, bien sûr, nous ne sommes pas soumis à son emprise, que la dictature de l'"horreur économique" (merveilleux livre de Viviane Forester, publié en 1996, à lire absolument), car celle-ci n'a pas de nom, pas de visage. Comment combattre efficacement ce qui, à notre insu le plus souvent, impose sa loi de manière diffuse? Comment échapper à la
célébration du profit, de la concurrence à tout va, à l'idolâtrie du veau d'or?"
Nous ne rajouterons rien des notes que nous avons prises de cette Rencontre, car cette phrase se suffit à elle-même, et résume une pensée qui va bien au-delà de ce que nous avons pu entendre lors du "trilogue" de mercredi, un peu trop proche des honneurs d'un autre temps, que nous récusons.
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