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| >Les psychanalystes parlent aux psychanalystes... |
C'est l'histoire d'un psychiatre et psychanalyste, présenté
par un de ses pairs, qui le désigne comme "une référence" dans le domaine. Lui-même
se réfère au "père de la psychanalyse". Il est l'auteur Du Dictionnaire de la Psychanalyse.
A cinquante ans, son renom et sa "carrière" ont atteint leur apogée. Il épouse en
deuxième noce une femme (probablement jeune), puisqu'elle lui donne deux enfants. C'est à partir
de là qu'il se met à écrire, explique-t-il " HEIGHT="6" ALIGN="BOTTleu2s i, dédie ce
livre à sa fille. Il a soixante quinze ans à présent (et ne les paraît pas!)
Ce petit ouvrage de 170 pages environ est écrit à la manière de "la première gorgée
de bière" de Philippe Delerm. Ce style qui plonge dans la nostalgie de l' enfance, connaît un
très grand succès en librairie et les éditeurs en sont friands!
N'empêche, on ne s'improvise pas écrivain.
"Un livre est fait pour être oublié", lance l'"agrégé" de philo
-dixit- (il n'y a plus de philosophe!), qui a accompagné son copain. (Les mêmes compères que
lors de la Rencontre avec leur collègue B. Baas).
Comme j'ai fait référence à Freud (au sujet d'une certaine forme de dictature de la pensée)
lors des événements autrichiens, dans mon édito
du 7 Février 2000), notre collègue
"parano"est tombé en arrêt sur la couverture de "l'Evénement du jeudi"
du 17 au 23 février, qui titrait: "voilà les maux qu'il soignerait aujourd'hui, FREUD mode d'emploi".
A la page sept du magazine, un titre en rouge: "là où était le ça, le moi doit
advenir." Cette modernité de Freud, c'est l'Autriche de l'an 2000." Les différents articles
de ce dossier n'étant pas signés (seules des initiales apparaissent), je ne sais à qui les
attribuer, mais à la page douze, je tombe sur un entretien consacré à J.B. Pontalis soi-même.
J'y apprend qu'il est passé de la philosophie à la psychanalyse (Le Professeur Abécassis avait
fait l'inverse).
Même si, comme pour l'auteur, toute notion de guide nous est insupportable - Freud avait, paraît-il,
magistralement abordé ce thème dans son livre visionnaire: "Psychologies des foules et analyse
de moi" - nous, nous méfions également de certains guides mentaux, que la pensée de Freud
aurait pu incarner à son insu.
J.B. Pontalis conclut l'article par ces phrases: "Il est plus facile de dénoncer la dictature d'un
homme, si, bien sûr, nous ne sommes pas soumis à son emprise, que la dictature de l'"horreur
économique" (merveilleux livre de Viviane Forester, publié en 1996, à lire absolument),
car celle-ci n'a pas de nom, pas de visage. Comment combattre efficacement ce qui, à notre insu le plus
souvent, impose sa loi de manière diffuse? Comment échapper à la célébration du profit,
de la concurrence à tout va, à l'idolâtrie du veau d'or?"
Nous ne rajouterons rien des notes que nous avons prises de cette Rencontre, car cette phrase se suffit à
elle-même, et résume une pensée qui va bien au-delà de ce que nous avons pu entendre
lors du "trilogue" de mercredi, un peu trop proche des honneurs d'un autre temps, que nous récusons. |
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