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..RENCONTRES LITTERAIRES
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André Rauch. “Le premier sexe”. “Mutations et crise de l’identité masculine”. Éd. Hachette. Littératures.
..Christine Strohl-Grün
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 5 février 2000

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>L’Ouroboros ou “le serpent qui se mord la queue”
André Rauch est professeur à l’université Marc Bloch de Strasbourg, spécialiste de l’histoire des loisirs et du sport. Il est venu avec Charlotte Herfray, psychanalyste.

Charlotte Herfray, dans le rôle de la mamie Nova de la psychanalyse, nous la joue “Guignols de l’info” avec “des tas de phallus qui poussent tout partout...”
“Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire de sexe ?” demande-t-elle, histoire de nous mettre en jambes...
On embrouille, on emmêle la pelote, on tire les ficelles du débat à la va comme je te pousse.
De qui se moque-t-on ?
Pourquoi ce livre ?
Et pourquoi pas ?
Il y a un premier sexe, un deuxième, un troisième...
On brouille les pistes et on raconte n’importe quoi.
La psychanalyste accapare la parole.
On nous sert un “digest” des rencontres littéraires (cf. Nos
“archives” + “Les rencontres littéraires”.)
Le public est un public de copains, forcément... Et les quelques personnes venues par hasard ou pour se renseigner sur la nouvelle condition masculine, baillent et ne comprennent pas où on les entraîne.
Dans ce climat, bien sûr le débat ne prend pas.
Mais, les hommes acquis au discours sous-jacent de perte d’identité masculine (?!), se rangent tranquillement dans la file à la fin du “pensum”, afin de faire “estampiller” l’ouvrage par l’auteur.
Enfin quelqu’un qui les comprend !

En résumé :
L’homme est puissant et fort, et c’est pour cela qu’il est viril... ou l’inverse, je ne sais plus.
Enfin, chacun son zizi, et les vaches seront bien gardées.
Grâce au “Kreutzwelt-Jacob”, la femme prend donc le train de l’histoire... on ne sait pas encore si c’est celui de la mort, mais on lui devait bien ça.
Je n’ai bien sûr pas lu le livre, je n’étais présente qu’au “grand canular” de la conférence.
Mais que dire du public qui y était aussi ?

Un passage m’a pourtant semblé fort juste. Il émanait de Marc Morali psychanalyste à Strasbourg et portait sur l’articulation avec Le Politique.
Réponse : c’est le féminin. Entre le politique, et la politique, en effet, un article change de genre (de sexe ?)
“La vraie question centrale, c’est celle qui les terrorise et sur laquelle ils se sont toujours entendus comme deux larrons en foire ; c’est la question du sexe.” (Au sens de la sexualité, je suppose.)
Pour ma part, je pense que c’est justement sur cette question-là, que repose tout le malentendu. Sur la
non-compréhension de la sexualité de l’autre sexe.
Il est encore question de nudité, de striptease, de music-hall.
Encore et toujours répondre au désir des hommes. Mettre en scène et tirer de l’argent de ce désir.
Terroriser et soumettre, au nom de ce désir.
Chromosomique, hormonal, biologique, génétique pour sûr...

“Effectivement, la question de la femme, c’est la question du désir de l’homme. Ce que les femmes vont devoir conquérir et combattre durant ce siècle, en tenant compte, mais indépendamment de ce désir.”
Le problème se pose en termes d’offre et de demande. Entre une sexualité impérieuse, et qui se doit d’être glorieuse, et une sexualité plus mitigée et réprimée.
A chacun de définir ses désirs, et d’aider l’autre à y accéder ; Mais en ces temps de Saint Valentin, il est bon de rappeler que cela ne peut se faire sans sentiment... d’amour et de respect.

P.S.
Je vais lire, le livre, car mon collègue :
“El macho", l’a acheté... Lui... Forcément.” Il s’est même senti obligé de rajouter que ça me fera du bien !
O.K. pour le livre, mais pour ce qui est de l’empathie, j’ai déjà donné. Aux machos de tous bords de chercher à nous comprendre, nous les
femmes. Ils ont tout à y gagner.
N’empêche que personne n’a rien compris à ce qui s’est dit. D’ailleurs on ne leur a pas laissé le
temps de se poser la question. Mais finalement on n’était pas là pour comprendre. Pour ça, il faut acheter le livre.
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