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 LSAN="2">.. FENETRE SUR LE MONDE< ="0">

 

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..APPEL DE STRASBOURG POUR LA DEFENSE DE LA DEMOCRATIE A MADAGASCAR...
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CE="verdana, arial">Communiqué
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24 mars 2002

BLE>
> Texte déposé auprès du Pa
< de sa session du 15 mars 2002) et envoyé le même jour aux Représentants des missions permanentes auprès du Conseil de l'Europe ...
rlement Europ&eaEFT" BORDER="0" CELLPADDING="0" CELLSPACING="1">
 
Les graves événements qui ont suivi le premier tour des élections présidentielles ont attiré l'attention du monde eT="1" ALIGN="BOTTOM" ALT=".." BORDER="0"00 km2 au large de la côte est de l'Afrique, pays francophone de 16 millions d'habitants, connus pour leur culture, leur sagesse, leur tolérance et une hospitalité légendaire.ntier sur Madagascar, île de 587 000 km2 any »- ne désigne-t-il pas à la fois l'invité et l'étranger? A Madagascar, l'étranger est toujours un invité.

Peu de pays connaisse Là-bas, le même moe; entre une grande richesse naturelle, une extraordinaire diversité humaine et géographique et une pauvreté qui fait aujourd'hui de l'ancienne colonie française l'un des pays les plnt un paradoxe aussi marqué entre* ee cobruption vont de pair et hypothèquent l'avenir de cette île où à peine plus de la moitié des enfants sont scolarisés et où l'analphabétisme us pauvres du monde. Paupé de la population. « C'est comme un furoncle au milieu du front : 11 fait à la fois honte et mal ». Ce vieux proverbe malgache traduit bien le mal-être, le mal de vivre des habitants deest le lot de près de 30% de la populatio pauvreté n'est pas une fatalité. Le Président sortant Didier Ratsiraka porte une lourde responsabilité dans cette catastrophe écologique, économique et social l'île rouge.

gue de plus de vingt ans d'une politique désastreuse qui l'a transformée en République bananière avec son cortège de corruption, clientélisme, massacres d'opposants ete. La grande île S i C'est avec le plus grand cynisme d'ailleurs que le Président sortant l'a reconnu en déclarant à la télévision française « Ce n'est pas moi qui ai inventé la c fraudes électorales. C'esh!urs.

Dans un tel climat, il n'est pas étonnant que de graves irrégularités aient entaché le scrutin présidentiel du 16 décembre 2001. Un mois orruption. Elle existe depuis%tmupris de la Constitution malgache, le Président sortant a changé les membres de la Haute Cour constitutionnelle plaçant des hommes à sa dévotion. Malgré la pressavant les élections, au m il a toujours refusé la présence d'observateurs étrangers. Le code électoral élaboré sans consultation des partis de l'opposition ni des membres de la sociét&eaion nationale et internationale, il a toude bureaux de vote 48 heures avant l'ouverture du scrutin. Après le premier tour de scrutin, et face aux accusations de fraude de son adversaire, il a refusé la confrontation des proc&egrcute; civile a permis la création et s'en est tenu au score annoncé par la Haute Cour constitutionnelle donnant respectivement 46,21% des suffrages à son adversaire Ravalomanana et 40,89% pour lui-même.

ave;s-verbaux des bureaux de votendépendants financé par l'Allemagne et la Grande-Bretagne, le Conseil cuménique des Eglises chrétiennes de Madagascar et nombre d'ONG de Madagascar ont pourtant décla Or, le Consortium des Observ dès le premier tour du scrutin.
Fort d'un soutien massif de la population malgache et n'ayant pas obtenu la garantie du respect des règles démocratiques au second tour, ce dernier a apré son adversaire gagnantve;ve générale, massivement suivie. Pendant plusieurs semaines, 500 000 à 1 million de manifestants pacifiques ont défilé dans les rues de ta capitale et dans les grandes villpelé à uneBR> Afin de sortir de l'impasse et d'éviter l'asphyxie totale du pays, après toutes ces irrégularités, Marc Ravalomanana, se basant sur les résultats du 1er tour, a décidés du pays.

Afin de sortison propre gouvernement le 22 février 2002. Sorti de son contexte, le procédé pourrait s'apparenter à une « auto proclamation » et heurter notre conscience d&eac6%s\#`OOr5ٝ%:'΂e pouvons accepter le silence assourdissant de la communauté internationale ni as demande d'un deuxième tour sans certitude du respect des règles démocratiques - qui revient à soutenir les méthodes inacceptables du Président sortant.

Garant de l'unité nationale, le Président sortant, affaibli par les résultats du scrutin et les réactions de la rue, tente de jouer la partition de l'île et le tribalisme, en dressant les ethnies les unes contre les autres. Après avoir instauré la loi martiale sans respect de la procédure constitutionnelle, il entraîne à la sécession de la province de Toamasina, son fief électoral et décrète la ville de Toamasina, comme nouvelle capitale de Madagascar, toujours en violation de la Constitution et sans consultation des conseils provinciaux.

Les Malgaches sont un peuple pacifique. Ils ne veulent ni coup de force ni coup d'Etat. Ils réclament simplement ce que le peuple américain lui-même a exigé lors de la dernière élection controversée de son Président la vérification du décompte des voix. Ce droit ne lui a pas été accordé.

Les Malgaches ne sont pas davantage masochistes. Ils ne souhaitent certainement pas remplacer celui qu'ils désignent comme le responsable de la situation catastrophique de l'île par un nouveau dictateur. Ils ont une demande légitime : le respect de la justice et de la démocratie, donc de leur choix électoral.




C'est pourquoi, nous, citoyens malgaches, français, européens et d'autres nations présents à Strasbourg

soutenons le peuple malgache dans sa revendication démocratique.

souhaitons que soit mis fin à cette situation d'exception qui prend en otage la population.

demandons donc aux autorités françaises, européennes et internationales d'user de leur poids politique et moral pour que le choix électoral du 16 décembre 2001 qui s'est porté majoritairement sur Marc Ravalomanana soit reconnu.

demandons à Marc Ravalomanana de conforter le processus démocratique par l'organisation d'un vote populaire qui permettra d'engager les nécessaires réformes au bénéfice de l'ensemble de la population malgache.

Seule, en effet, la reconnaissance de ce choix démocratique permettra le déblocage de la situation, évitera le bain de sang d'un peuple pacifique poussé à bout et la balkanisation d'un pays qui a tous les atouts pour accéder au développement, remplir son rôle dans l'Océan Indien et prendre sa place dans le concert des Nations.


POUR LE COMITE DE DEFENSE DE LA DEMOCRATIE A MADAGASCAR

D.Randrîamananjara, Président de l'Association « lmanga » (ONG)
Albert Bour, Fonctionnaire international, Vice-Président d' « lmanga »
Nicole Rakotomalala, Maire de Saint-Nabor
Janine Harovelo Luc Gwiadzinski Philippe Willenbucher
Sylvie Malal (Journaliste )
Roland Dinckel (journaliste)
Voamalala Rahansahondra Ziegler Nirina Randrianary Rufin Rajerison
Anne-Marie Delacroix Sandy Rasandifera



Contact: tél. 06 73 O5 03 93 ou 03 88 36 03 43
delacroix67@voila.fr ..
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