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..FENETRE SUR LE MONDE..
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Nous sommes déjà six milliards !
..François Viricel
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Surpopulation...

 

 

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> Sommes-nous trop nombreux?
..La question se pose : est-ce trop, pas assez, juste ce qu'il faut ? Est-ce uniquement inquiétant ? Raisonnable, déraisonnable ?
En tout cas c'est un constat.
Enfin pas tout à fait, car la démographie planétaire manque de précision…
Le 12 octobre 1999 , à minuit, à Sarajevo, (pourquoi... pas ?) et né un bébé, le n° 6 000 000 000.
Choisissons de n'y voir qu'un heureux présage : celui de la prise en compte de tous les être humains, voire surtout s'ils sont politiquement menacés (cela afin éviter de reproduire dans l ‘avenir les oublis du passé…)
Mais le dénombrement des humains est très approximatif : la démographie n'est pas une science exacte, ni pour le présent, ni pour le passé , et encore moins pour le futur !
Car la grande question, après le constat sociologique radical de Jacques Dutronc (cela fait, par parenthèse 1% de Français et 6% environ d'Européens) est bien celle de l'avenir : comment va évoluer la population mondiale ? En 2050, 10 milliards ou 7 milliards selon l'hypothèse haute ou basse retenue !
Un siècle plus tard, avec un écart de fécondité de un enfant par femme, on aboutit à 27 milliards ou à 3,6 milliards d'habitants !
En fait, les chiffres actuels sont un peu en deçà de ceux attendus, ce qui permet d'envisager une croissance démographique nettement ralentie. Doit-on s'en réjouir au nom du sacro-saint PIB / habitant ? doit-on y voir des lendemains qui chantent ?
Pas sûr. En effet les politiques néo-malthusiennes ne sont plus une panacée pour trois raisons :
Parce qu'elles « fabriquent » du malheur privé quand elles sont autoritaires.
Parce que le "développement durable" (ou "soutenable") de la planète dépend d'abord d'autres facteurs, et l'écodéveloppement (protecteur des ressources non renouvelable, des climats « raisonnables », de la biodiversité, de la beauté de la nature, en un mot de la qualité de la biosphère) n'est pas pour demain.
Et parce que le problème alimentaire mondial est un problème politique et économique inextricable plus lié à la répartition des ressources qu'à leur quantité (à ce propos, faisons confiance au progrès technique)
Alors pourquoi ne pas supporter la glorieuse incertitude démographique ? D'ailleurs, les deux logiques micro-sociale (celle de la famille) et macro-sociale (de la fécondité), si elles occultent de plus en plus toute prévisibilité scientifique, pourraient se rejoindre un jour à l'aube de l'autonomie culturelle et d'une rationnalité à la fois individuelle et mondialiste…
On peut toujours rêver!





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