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24 juillet 2001
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| > Babel 2001... |
Plus que jamais le dialogue entre les cultures est nécessaire
pour une société qui refuse sa ghettoïsation. Et comme la musique semble devenir le nouvel espéranto
du langage universel, trans-frontalier et trans-générationnel, aujourd'hui une grande agglomération
européenne comme la CUS se doit d'être un des acteurs de ce dialogue interculturel et mecène
de manifestations qui favorisent ces rencontres.
Depuis trois ans Strasbourg a la chance d'avoir son propre festival des cultures, Babel, qui péniblement
essaie de trouver sa place dans le Paysage Culturel Régional (P.C.R.) rhénane.
En trois éditions la direction a tenté différentes formules pour trouver sa marque dans l'offre
de festivals musicaux rhénane. Mais très vite Roger Siffer a montré ses limites en tant qu'organisateur
d'une grande manifestation musicale, bien qu'il demeure un des grands agitateurs d'idées strasbourgeois,
avec sa salle de spectacle, la Choucrouterie.
Il est vrai que cette troisième édition de Babel a beaucoup souffert de son « environnement
». Coté météo de nouveau le beau temps n'était pas à ce rendez-vous estival,
mais surtout la malheureuse conjonction de l'arrivée de la nouvelle municipalité, qui a encore des
comptes personnels à régler avec notre bien aimé Roger, et la tempête qui s'était
abattu au parc de Pourtalès, juste une semaine avant le début du festival, n'ont probablement pas
permis à Roger d'exprimer tout ce qu'il aurait voulu faire pour Babel !
Mais voilà que le public commence à s'interroger sur ce que veut faire Roger à Babel ?
La rencontre des cultures musicales que voudrait être les créations Babel, ne sont que des juxtapositions
de musiques qui ne sont pas à la hauteur des ambitions déclaré aux spectateurs et aux sponsors.
Et du coté OFF, le festival a du mal à s'identifier dans le PCR comme lieu de découverte et
de rencontre des nouveaux talents, d'autant que circule dans certains milieux musicaux que Babel est le nouveau
joujou de Roger.
Ce débat autour de la personne de Roger Siffer montre l'engouement du public pour ce type de manifestation
musicale et surtout de la nécessité de donner à ce festival une nouvelle direction, afin que
l'esprit Babel se poursuive tout au long de l'année dans d'autres manifestations régionales rhénanes
et soit enfin un véritable lieu de rencontre des musiques et des arts.
Ce festival nous a aussi appris que la Grande Communauté Urbaine Européenne qu'est la CUS ne dispose
pas d'infrastructure adaptée pour accueillir de telles manifestations où se rencontrent toutes les
couches de la société et toutes les générations.
Espérons que Monsieur le Président de la CUS, qui a une bonne connaissance du PCR, intégrera
dans les Grands Projets de son Equipe cette demande d'un véritable lieu pouvant accueillir Babel et les
nouveaux festivals à venir, répondant ainsi aux attentes des citadins de plus en plus demandeurs
de nouvelles offres culturelles différentes de celle des années 70. Qui s'étaient traduites
par la construction des Palais de Congrés et de la Musique.
Le débat sur l'avenir de Babel ne fait que commencer et notre cher Roger ne manque pas de ressources et
d'imagination pour nous sortir le Nouveau Roger cuvée 2002. Surtout quand on sait qu'il n'est jamais aussi
bon que quand il se défend face aux critiques. |
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