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| >Amis dépressifs, vous n'êtes plus seuls... |
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Surgis de nulle part et réunis sous le doux patronyme de Sweet Disease, les membres
qui composent ce combo suisse nous proposent un voyage sombre et désespéré via « Breechloader
», leur second méfait.
Produit de manière claire mais pesante, cet album exhale un parfum de colère et de mélancolie
que l'on ne retrouve pas sur le dernier single de Pierpoljak.
Hâtivement taxé de groupe industriel par la majorité des magazines spécialisés,
Sweet Disease ne cache pas son penchant pour le doom/gothique voire le trash ou le heavy.La caisse claire de la
batterie sonne comme celle jouée sur l'album « Betty » de Helmet, la basse fait plutôt
penser au son de basse de Jesus Lizard en plus distordu et enfin la voix joue sur le registre d'un Max Cavalera
ou un Marco Neves (des débuts) lors des parties les plus trash.
Au fur et à mesure de l'écoute se dessinent des influences telles Ministry, Treponem Pal mais aussi
Prong ou Voivod voire Black Sabbath (comme chaque groupe oeuvrant dans ce style de musique).
Le ton est lourd, le tempo, lent et hypnotique, favorise les ambiances longues et malsaines.
La prédominance des graves étouffe un peu trop les compositions bien que certains morceaux soient
entrecoupés de plages courtes, il faut bien respirer de temps en temps ... !
Quelques effets de samples et de claviers apportent la touche de légèreté nécessaire
dans cette jungle touffue ...
Le jeu du batteur, en décalage rythmique sur les toms, est souvent repris lors du passage au refrain de
chaque chanson alors que la basse tricote des rythmiques assez tordues empruntant parfois au jazz (on ne rigole
pas ... non mais).
Deux morceaux monstrueux se détachent du lot : « Neurogrinder », quasi-Prongien et morceau groovy
qui se détache le plus de l'album, et « (the end of) Noise » qui constitue un bon résumé
de l'album.
Je pense néanmoins que le skeud aurait gagné à être privé de deux titres un peu
trop longs et répétitifs.
Enfin, Sweet Disease doit essayer de se démarquer de ses influences pour se forger sa propre identité,
et travailler plus sur certaines ambiances, afin de contrecarrer les parties les plus violentes de l'album et leur
donner une réelle efficacité.
Ceci dit, il s'agit d'un bon album réellement torturé à déconseiller aux âmes
sensibles, destinés aussi bien aux amateurs de métal, d'indus ou de trash ... à bas les étiquettes,
vive la Suisse ! |
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