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| >Les micro-labels |
Même si aucun des nombreux courants liés à la musique électronique
a vu le jour dans l’hexagone, aujourd’hui, la France (à travers ses artistes) joue un rôle très
important. Ceci est suffisamment rare pour que nous passions sous silence un tel constat....
En France, l’ascension de la «musique électronique», c’est comme un fusée à plusieurs
étages. En 1988, elle sort du ghetto dans lequel «l’opinion publique» l’avait cantonnée.
Tout comme l’industrie du disque d’ailleurs. Mais le succès aidant, toute le monde s’est raccroché
au wagon ! Au début pourtant, les Majors l’avaient boudé. Certainement parce qu’ils n’y trouvaient
pas une «gentille» mélodie et des arrangements sirupeux. Les micro-labels sont nés avec
les DJ-Producteurs hexagonaux. Et aujourd’hui, la France revendique des artistes, un son et un savoir-faire. |
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| >Les raves franchissent la Manche |
C’est à la fin des années 80 que les raves arrivent en France. Elles existent
déjà en Angleterre et connaissent un grand succès. En fait, les Français faisant le
voyage à Londres importent le concept. Pourtant, les débuts sont assez confidentiels. Mais au fil
semaines, le bouche à oreille fait le reste et le jeune public, toujours à l’affût de nouveautés,
trouve ces méga-fêtes à son goût. Ajouté à cet engouement, les médias
qui sautent comme un seul homme sur ce nouveau fait de société. Bref, en un mot comme en cent, c’est
le succès. Certes, la contre publicité engendrée par des affaires de drogue rend les raves
de plus en plus difficiles à organiser. Mais c’est dans l’adversité que les caractères se
forgent. Et petit à petit, la musique électronique rentre définitivement dans le giron des
musiques écoutables. Des concerts sont organisés et presque chaque ville à son night-club
spécialisé. Quant aux artistes, ils sont de deux ordres. Il y a les autodidactes qui parviennent
à faire de la musique grâce aux techniques nouvelles du sampling. Ils coupent, collent ici et là
des bouts de musique qui leur permettent de fabriquer un nouveau morceau. Et puis il y a les musiciens qui mettent
leurs connaissances musicales au service d’une technologie et d’un style. Daft Punk est l’un des duos français
les plus vendeurs : ils ont écoulés plus d’un million de disques. Laurent Garnier a été
élu deux fois meilleur DJ international par la presse anglaise. Et puis il y a une foule d’autres frenchies
qui «cartonnent» un peu partout en Europe et même outre-Atlantique.
Inspirée par ce qui s’est déjà passé à Berlin, la première Love Parade
de Paris fut organisée en septembre 98. Une fête qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes
sous la bénédiction du Ministre de la Culture, Catherine Trautmann, qui a débloqué
15 millions de francs pour les «nouvelles musiques». Comme quoi, tout arrive pour ceux qui savent attendre... |
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