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..MUSIQUE
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Methods of Mayem
..Chris
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MCA Records

 

 

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>Gangsta Rap...
 
Tommy Lee, batteur de Mötley Crue et fan inconditionnel d’AC/DC, en a marre du heavy rock.
Non, cela ne l’amuse plus.
Il préfère s’en retourner vers les nouveaux sons de ces p’tits jeunes teigneux que Mötley Crue a inconsciemment ou non influencés.
Ainsi sort l’album des Methods Of Mayhem featuring Tommy aux vocaux, guitares et batteries, entouré de tout le gratin de la fusion métal et hip-hop actuelle (pour la brochette d’invités, se reporter à la pochette).
Sous une pochette estampillée gangsta-rap voire limite I.C.P. (Insane Clown Posse pour les non chébrans), Tommy, l’homme le plus tatoué à la gauche d’Evan Seinfeld, nous propose un voyage musical parsemé çà-et-là de vulgarités, de fuck et autres réjouissances du même moule.
Ce constat posé, le premier morceau déboule à donf’ dans les enceintes (et dans ta face) avec un riff tout droit sorti du dernier Filter mélangé à une fusion de type Dog Eat Dog, carré et efficace.
Le morceau suivant mélange Korn et R.A.T.M. avec la différence notable d’abuser plus de samples, de scratches et autres effets du même moule que les groupes pré-cités.
Le troisième se veut la rencontre entre Beck (période « Odelay ») et I.C.P..
Il en va de même pour les morceaux suivants qui tous se raccrochent plus ou moins à quelque chose de déjà-entendu ...
Pourtant, le dernier morceau nage en plein trip techno instrumentale et le sixième intitulé « New Skin » aborde un virage plus pop avec un refrain chanté et non rappé.
Ce morceau nous laisse découvrir la voix agréable (sans être exceptionelle) de Tommy Lee, qui, ma foi ne se sort pas trop mal de ce petit exercice mélodique.
On trouve même un morceau carrément indus méchant (« crash ») avec un riff à décoller les tapisseries qui fait aussi son petit effet instantané.
Fort d’une efficacité rythmique sans faille (Tommy est à la base un très bon batteur) et d’une production nickel chrome, cet album d’une durée d’environ 35 minutes se laisse gentiment écouter.
Si l’album n’apporte rien de neuf dans la production « rap-métal » actuelle et en dépit du gavage au niveau des beats technoïsants et des boucles hip-hop, il s’agit d’un très bon album pour faire la fête avec une bière à la main, sans se prendre la tête, ou alors en conduisant très vite (mais pas trop) sur l’autoroute la sono à donf’ !
Que demander de plus ?
You got to fight for your right to paaaaaaaaaarty ... !!!
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